Les partis politiques attendent leurs subventions

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Vie publiqueLa récente polémique entre Patrick Devedjian et Xavier Bertrand, l'ancien et l'actuel secrétaire général de l'UMP, sur l'état des finances du mouvement présidentiel ne doit pas masquer la réalité : tous les partis ou presque vont finir l'année dans le rouge.Faute de soutien en provenance des entreprises, désormais interdit officiellement, les trésoriers attendent donc le début de l'année avec impatience pour toucher l'aide publique. Quatorze partis plus 26 miniformations d'outre-mer se répartiront 74,8 millions d'euros. L'aide publique aurait dû atteindre 80,2 millions, mais les principaux partis n'ayant pas respecté les objectifs de parité hommes-femmes en 2007, 5,3 millions de pénalités leur seront appliqués, une « amende » qui touche surtout l'UMP.une double cléCe financement public est calculé selon une double clé de répartition : le nombre de voix obtenues au premier tour des législatives (un parti doit avoir aligné au moins 50 candidats ayant réalisé chacun 1 % des suffrages exprimés), et le nombre de parlementaires. Cela représente pour un parti 1,63 euro d'aide publique par électeur et 44,4 euros par élu. Le Nouveau Centre d'Hervé Morin a cependant réussi à contourner à son profit ces règles d'attribution. Aux dernières législatives, les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy en 2007 après avoir abandonné François Bayrou n'ont réussi à aligner que 43 candidats ayant dépassé 1 % des suffrages, soit 7 de moins que le minimum requis? Mais le NC a trouvé une solution : les règles ne s'appliquant pas outre-mer, il a passé une convention avec un microparti centriste polynésien, le Fetia Api. Officiellement bénéficiaire d'une aide de 1,4 million grâce aux 22 députés centristes, ce dernier en reverse l'essentiel au NC et le tour est joué?L'aide publique n'a pas la même importance pour tous les partis (voir tableau) puisqu'elle alimente les deux tiers du budget du Modem, la moitié de celui de l'UMP ou du Front national, alors qu'elle ne représente que le tiers de celui du PS. Le parti de Martine Aubry sollicite davantage ses adhérents ? officiellement 200.000 ?, dont les cotisations représentent près de 20 % de son budget contre 13 % seulement à l'UMP qui revendique 240.000 cotisants à jour.Autre différence entre les deux principaux partis : la participation financière des élus du PS représente 20 % de son budget, alors que l'UMP ne les sollicite que pour 4 % du sien? Patrick Coquidé

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