Sévères coupes budgétaires dans les mairies britanniques

Suppression de la moitié des bus du Somerset (sud-ouest de l'Angleterre), fermeture à Erdington (centre du pays) du bureau de Connexions, l'agence d'aide aux adolescents, baisse de 17 % du financement de la culture à Birmingham : les mesures d'austérité dans les mairies britanniques se multiplient. Depuis quelques mois, celles-ci sont passées aux coupes budgétaires pour faire face à la brusque cure d'amaigrissement imposée par Westminster. Si le gouvernement de David Cameron centralise les mesures d'économies, c'est au niveau des mairies que les conséquences se font sentir, même s'il est encore trop tôt pour savoir exactement où tombera la hache. Le gouvernement n'a dévoilé que récemment le montant supprimé pour chaque mairie. En moyenne, la baisse sera de 9,9 % d'avril 2011 à mars 2012, et de 7,3 % sur l'exercice suivant. Les mairies ayant également des recettes fiscales, le tour de vis revient à une baisse de leur « pouvoir d'achat » de 4,4 %. La plupart des collectivités locales se lancent donc aujourd'hui dans de grandes consultations pour choisir les coupes budgétaires à venir. Certaines envisagent des recettes radicales. Le comté du Suffolk a ainsi provoqué la polémique en annonçant qu'il voulait sous-traiter l'intégralité de ses services. La mairie deviendrait une sorte de holding, coordonnant les ressources locales. VolontariatMais étant donné qu'il n'y aura plus d'argent, la sous-traitance se fera en partie par des groupes de volontaires. « Par exemple, une communauté locale pourra décider de gérer sa bibliothèque », indique le document. Autrement dit, si vous voulez conservez votre bibliothèque, mieux vaut être volontaire pour assurer le rangement des livres ! Autre exemple à Birmingham : la mairie propose de supprimer 7.000 des 19.000 postes d'employés municipaux. Quant aux soins à domicile, ils seront réservés aux malades en situation « critique ». Les autres devront être pris en charge par « la communauté, le secteur volontaire et les autres », espère le document de la mairie de Birmingham. C'est la mise en pratique du concept de « big society », si cher à David Cameron. Reste à savoir si les bonnes bonnes volontés seront au rendez-vous... Éric Albert, à Londre

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