Scanners corporels : contrôler à tout prix
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Pour les autorités américaines et britanniques, l'efficacité des scanners corporels ne fait pas de doute. Le passager entre dans une cabine, lève les bras durant quelques secondes pour y être « scann頻 par des ondes qui traversent les vêtements. L'image du corps en trois dimensions apparaît sur l'écran d'un opérateur qui peut déceler tout objet suspect. Outre-Atlantique, ces machines équipent déjà dix-neuf aéroports ainsi que des tribunaux et des prisons. Leur utilisation devrait être étendue après la tentative d'attentat de vendredi. Les autorités britanniques envisagent aussi d'installer ces cabines dans tous les aéroports du pays, malgré l'opposition des députés européens qui jugent cette technologie trop intrusive. Un test à l'aéroport de Nice a d'ailleurs été annulé l'an passé.Deux groupes américains (OSI et L3 Communication) et un britannique (Smiths Detection) sont présents sur ce marché encore balbutiant, dont la technologie demeure coûteuse (plus de 1 million de dollars par portique).biométrie françaiseQuant aux entreprises françaises, elles proposent aux autorités leur savoir-faire en matière de biométrie. Sagem Sécurité (filiale du groupe Safran) a déjà équipé plusieurs aéroports de ses sas modulaires permettant l'identification rapide par reconnaissance du visage ou de l'iris de l'?il. Thales, lui, a conçu le Smart Corridor, un démonstrateur qui préfigure le point de contrôle de l'aéroport du futur. Les voyageurs empruntent un couloir de quatre mètres sans s'arrêter : dans les murs, des capteurs vérifient leur identité biométrique et analysent les radiations émises par le corps pour détecter des matières suspectes. Un souffle d'air permet de « collecter les molécules susceptibles de provenir de matières pouvant participer à la production d'explosifs », selon ses concepteurs. Laurent Pericone
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