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STRONG>Une pollution d'une ampleur recordLa Maison-Blanche parle depuis ce week-end de « plus grande catastrophe pour l'environnement de toute l'histoire des États-Unis ». Chaque jour, 12.000 à 25.000 barils s'échappent de Deepwater Horizon, la plate-forme endommagée, et non pas 5.000, comme l'estimait BP au départ. Ce sont donc 500.000 à 900.000 barils qui se sont déjà déversés en mer. Parmi les précédentes marées noires de grande ampleur, figurent l'accident du pétrolier « Exxon Valdez », en Alaska, qui avait jeté à l'eau 260.000 barils, et le naufrage de l'« Erika », en 1999, avec quelque 230.000 barils. Seul l'« Amoco Cadiz », en 1978, a dépassé la catastrophe de BP, avec 1,7 million de barils échoués. Mais pour combien de temps ? Le gouvernement américain s'attend au pire et parle de fuite dans le golfe du Mexique jusqu'en août.Une panoplie de techniques de colmatageToutes les stratégies mises en oeuvre par BP depuis l'explosion de la plate-forme ont, à ce jour, échoué. C'est vrai pour la réparation de la valve par des robots, par 1.600 mètres de fond, qui était censée bloquer le puits. C'est vrai pour la cloche, qui devait avoir le même effet, mais a été rendue inopérante instantanément par le mélange d'eau et de gaz, de même que pour les tuyaux de pompage, dont les effets restent marginaux. Reste un dernier espoir : la mise en place d'un nouveau couvercle de confinement, qui serait ajusté sur le tuyau qui fuit. Le tout devrait prendre quelques jours et les chances de réussite demeurent incertaines. Parallèlement, deux puits censés soulager la pression sur le premier sont en cours de forage et ils ne devraient pas être opérationnels avant août.

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