Le PS entre dans une zone de turbulences

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Le Parti socialiste a ratifié samedi sans encombres son projet de société, « première pierre » de la reconquête espérée du pouvoir en 2012. Et dès le lendemain s'est ouvert un nouveau chapitre, celui des primaires qui permettront de désigner le candidat PS à la prochaine élection présidentielle. Dimanche, la programmation médiatique était à l'image de la compétition entre les présidentiables : François Hollande sur Europe 1, Martine Aubry sur France 2 et Ségolène Royal sur France 5. Une compétition non encore déclarée, avec ses alliances et ses contre-alliances.Ainsi, François Hollande a pris ostensiblement ses distances avec Martine Aubry, qui s'est posée samedi en première opposante à Nicolas Sarkozy en attaquant le chef de l'Etat avec virulence. La première secrétaire du PS avait notamment comparé « les leçons de maîtrise budgétaire » de Nicolas Sarkozy à des « cours de comptabilit頻 de Bernard Madoff. Ses propos ont suscité un tollé à l'UMP. « Je pense que, quand un président de la République se laisse aller, nous ne devons pas prendre le même chemin, la même dérive, la même facilit頻, a souligné François Hollande. « normalisation »A l'inverse, confirmant la « normalisation » de ses relations avec Martine Aubry, Ségolène Royal a apporté un soutien appuyé à la maire de Lille en affirmant que son ancienne rivale du congrès de Reims avait « eu raison de stopper l'escalade verbale du pouvoir en place ». Mais la présidente de Poitou-Charentes a été plus loin encore en préconisant la conclusion d'une sorte de pacte entre elle, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn pour que le mieux placé soit, « le moment venu », le candidat des socialistes à la présidentielle et puisse garantir la victoire de la gauche. Ségolène Royal a annoncé qu'elle était « en contact » avec le patron du FMI, présidentiable socialiste préféré des Français dans les sondages. Une telle alliance, si elle se confirmait, simplifierait l'organisation des primaires. Le bureau national du PS se réunit mardi pour étudier le rapport d'Arnaud Montebourg. Martine Aubry a affirmé que les candidats devraient « se faire connaître en juin 2011 ». François Hollande souhaite que le candidat du parti soit désigné « avant l'été 2011 ». Il a contesté qu'un tel calendrier puisse être un moyen d'écarter DSK, même si, a-t-il fait remarquer, le directeur général du FMI « est dans une négociation dans le G20, où il aura sa part, sa place, jusqu'en novembre 2011 ». Ségolène Royal a jugé « secondaires » les questions de calendrier, jugeant « primordial le rassemblement » des socialistes. Hélène Fontanaud

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