« Remettre à plat les aides au logement étudiant »

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jean-paul anciaux, député ump de saône et loireLa ministre de l'Enseignement supérieur s'est félicitée lundi d'avoir atteint, « pour la première fois », les objectifs annuels du plan Anciaux de 2004 avec 13.461 chambres d'étudiants livrées en 2010-2011 (lire latribune.fr). Pour autant, le retard s'accumule depuis 2005 : 44.000 chambres ont été livrées contre les 70.000 prévues. L'objectif du plan Anciaux de 220.000 logements sociaux en 2014, contre 160.000 aujourd'hui, paraît donc difficile à atteindre.Quel bilan faites-vous de l'application de votre plan ?Lors d'un nouveau rapport, nous avions, avec les organisations étudiantes, déjà fait le constat du retard pris en 2008. Plusieurs raisons à cela : la difficulté à trouver du foncier, le peu d'attrait des entreprises de BTP pour les marchés publics et un défaut de coordination entre les acteurs concernés (collectivités locales, rectorats, Crous, universités...). Par ailleurs, le gouvernement n'avait pas assez affiché cette piorité et mis la pression sur les acteurs. Mais tout le monde s'accorde à reconnaître que nous sommes aujourd'hui en conformité.Comment accélérer encore le rythme en période de restriction budgétaire ?Le gouvernement doit réaffirmer ses objectifs. Quant aux moyens nécessaires, ils ne sont pas considérables mais ce n'est pas là qu'il faut aller chercher des économies... Tout dépend aussi de l'implication des collectivités locales. Après l'abandon du non-cumul de l'APL et de la demi-part fiscale, que préconisez-vous en matière d'aides au logement ?Concernant cet épisode, il aurait fallu plus de discussion. Notamment sur des dispositifs prévoyant une différenciation entre les différents niveaux de bourse et une progressivité et un système plus individualisé. Concrètement, il faut une remise à plat totale des aides au logement étudiant.Comment favoriser l'accès au parc privé, alors que la garantie du risque locatif ne décolle pas et que les pratiques des bailleurs privés envers les étudiants sont souvent abusives, comme vient de le montrer une enquête de la DGCCRF ?Plusieurs pistes peuvent être envisagées comme les logements intergénérationnels, pour lesquels je préconise une charte nationale, ou la colocation. Il faut aussi intervenir auprès des bailleurs privés. Mais tout cela ne doit pas être fait de manière disparate, mais listée et assortie d'engagements. Propos recueillis par Clarisse Jay

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