Lafarge n'est pas au bout du tunnel

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Certains espéraient voir enfin le bout du tunnel. Les propos tenus mercredi par plusieurs patrons de groupes cimentiers dans le « Financial Times » sont venus doucher ces espoirs. Contrairement à ce que de nombreux industriels laissaient entendre ces dernières semaines, évoquant notamment une possible reprise à partir du deuxième semestre 2010, ces responsables ont précisé que la hausse de la dette des États était toujours aussi préoccupante et qu'elle devrait se traduire par un tassement des dépenses d'infrastructures. Du coup, en Europe, la demande de ciment en 2010 devrait être inférieure de 30 % à celle de 2007 avant de se redresser légèrement en 2012. « Même en Chine où le gouvernement a été le plus prompt à mettre ses plans en ?uvre, nous commençons tout juste à sentir les effets du programme de relance de 800 milliards de dollars », déclare Jean Desazars de Montgailhard, directeur général adjoint de Lafarge. Pour le patron du groupe suisse Holcim, Markus Ackermann, il faudra de trois à cinq ans avant que les marchés occidentaux ne retrouvent leurs niveaux d'avant-crise.copies à revoirLa firme française Lafarge a bien logiquement subi d'importantes pressions vendeuses mercredi à la Bourse de Paris à la suite de ces déclarations. Dans la matinée, la société a même fait partie des plus fortes baisses de l'indice CAC 40 avant de se reprendre un peu. Pour finir, l'action s'est équilibrée à 58,07 euros en repli de 0,14 %. Les analystes qui avaient élaboré leurs anticipations de résultats sur la base d'une reprise de l'activité sur la deuxième partie de 2010 doivent, en effet, revoir leur copie. P. B. B.

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