Si jeune et déjà plein de bon sens. Tadej Pogacar qui devrait, sauf événement imprévisible, monter pour la troisième fois cet après-midi à Nice sur la plus haute marche du podium du Tour de France nous épate aussi par sa sagesse rafraîchissante. Il sait rappeler quelques-unes de ces vérités que nous, les boomers, avions oubliées à force d'apéros et de barbecues. Aux journalistes s'étonnant de le voir grimper les cimes aussi vite que nous les aurions descendues si, par aventure, il nous était venu à l'esprit de le faire, il répond avec ingénuité. 1) La qualité du matériel. 2) La solidité de son équipe, qui l'accompagne d'aussi près qu'une escouade de gendarmes qui escorterait un fourgon blindé de la Brink's. Mais il y a un truc en plus. Depuis six ans (soit à son arrivée dans les rangs professionnels - tout ce qui s'est passé avant relève visiblement du néolithique), tout a changé, affirme-t-il.
Mais laissons parler ce mix parfait entre Hulk et Peter Pan : « Il y a six ans, tout était une question de glucides : pâtes blanches, riz et peut-être une omelette. Aujourd'hui, nous avons des petits déjeuners plus normaux avec du porridge, des flocons d'avoine et toujours une omelette, du pain et des crêpes. Cela fait une petite différence... » Cinq ou six minutes au classement général. On savait les millénials attachés à la qualité et l'authenticité des produits, un œil sur la planète un autre sur leur santé, mais on ignorait que ce fût à ce point. Si j'étais un descendant de la Mère Poulard, je m'empresserais de floquer mon nom sur un cuissard. Et les œufs, ils sont bio ? Personne ne lui a posé la question.