« Nous allons travailler en soutien de Barcelone, en leur servant de port de dégagement, et nous aider nous-mêmes à l'occasion », explique Georges Frêche. Même si les différences de tonnage sont énormes (51 M à Bercelone, 3 M à Sète), Jordi Valls a confirmé la nécessité d'une synergie commune dans un contexte d'explosion des flux de marchandises : « La capacité logistique du sud de l'Europe dépend de ce type d'accord. Nous avons une puissance commune suffisante pour faire une offre qui nous permette de changer de dimension aux yeux de l'Inde et la Chine. » La Région investira 200 M€ dans les trois années qui viennent sur le port de Sète, sur les pôles passager et agro-industriel notamment. « Tout accord devra aussi inclure l'amélioration des infrastructures ferroviaires et routières », a toutefois précisé Jordi Valls. ... et douche les espoirs biterrois ? Jordi Valls a fait un point sur ses discussions avec Béziers concernant un port sec de plus en plus hypothétique. « C'est vrai que nous avons étudié le dossier biterrois, comme nous étudions désormais le dossier de Lyon. Toutefois, notre capacité d'investissement n'est pas illimitée. La seule chose claire aujourd'hui, c'est l'accord que nous signons avec la Région. » Le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc, admet lui-même que le dossier est aujourd'hui « au point mort » : « Dans certaines régions, les élus tirent dans le même sens pour la réalisation de grands projets. Ce n'est visiblement pas le cas chez nous... »