La Banque Africaine de Développement financera-t-elle la cimenterie du marocain SGTM?

La Tribune Afrique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La Tribune Afrique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Initialement annoncé comme un projet nécessitant 700 millions de dirhams (Environ 65 millions d'euros) d'investissement, la cimenterie du groupe SGTM, propriété des deux frères Ahmed et M'hammed Kabbaj, a vu au fil des années son enveloppe prévisionnelle multipliée quasiment par 3, pour se positionner actuellement à plus de 2,5 milliards de dirhams (environ 225 millions d'euros). Ce redimensionnement pourrait être notamment dû au fait que le projet de cimenterie est adossé à l'exploitation d'une carrière dépassant les 500 hectares, la cimenterie en elle même nécessitant un peu moins de 60 hectares de surface. C'est pourquoi, selon des informations obtenues par La Tribune Afrique, le groupe SGTM a du assez rapidement envisager d'obtenir des financements additionnels, incluant celui qui pourrait lui être concédé par la Banque Africaine de Développement sous la forme de « Senior Loan » (Prêt Senior), dont le montant n'a pu, à date, être déterminé avec précision. Autres pistes envisagées par les porteurs du projet : l'entrée d'actionnaires minoritaires dans le capital de TEKCIM, une option qui semble ne pas avoir rencontré le succès escompté jusqu'à aujourd'hui.
Il faut dire que l'ambition du leader marocain du BTP dans le ciment aurait légitimement de quoi être importante, tant cette matière stratégique lui permettrait une intégration verticale de ses activités en y intégrant l'amont.
En effet, à l'instar des promoteurs immobiliers Addoha et Chaabi, tous deux également cimentiers, l'intégration de cette activité dans le portefeuille du mastodonte SGTM peut faire sens et lui permettrait d'augmenter de manière substantielle sa capacité d'approvisionnement. D'un point de vue stratégique, cette activité lui permettrait également de diversifier le risque et de le diffuser en intégrant un métier moins sujets aux aléas conjoncturels et aux retards de paiements que les autres activités du groupe, notamment dans la construction de grands travaux.
La Tribune Afrique
Exclusif: le marocain Diana Holding prépare un « réalignement stratégique » de ses métiers
Classement « Forbes » des milliardaires africains francophones : Willy Etoka dans le top 10
Enquête : parfum d’interdit à la Nouvelle Parfumerie Gandour de Côte d’Ivoire
Exclusif : ce que cache l'affaire Platinum Power