La turque Pegasus veut séduire la Bourse

 |   |  363  mots
Copyright Reuters
La compagnie low cost souhaite ouvrir 31,2 % de son capital pour financer son essor.

Pegasus est résolue à séduire les investisseurs pour financer sa croissance. La compagnie aérienne turque vient de déposer une demande d'ouverture de 31,32 % de son capital auprès des autorités boursières d'Istanbul, sans toutefois préciser combien elle entendait lever. Mais ses intentions sont claires : la compagnie low cost veut « développer sa flotte » et « renforcer sa position concurrentielle ».

Première compagnie aérienne privée de Turquie, Pegasus a été fondée en 1990 via une joint-venture entre la compagnie irlandaise Aer Lingus et les turcs Silker Yatirim et Net Holding, avant d'être rachetée en 2005 par la société de capital-investissement, Esas Holding, pour 12 million d'euros.

À l'image du secteur aérien turc, Pegasus, qui compte près de 1.700 salariés et dessert les aéroports français de Paris-Orly, Saint-Étienne et Marseille, est en pleine expansion. Son nombre de passagers a bondi de 5,7 millions en 2008 à 8,6 millions en 2010 et sa flotte, encore limitée, devrait passer de 32 appareils en décembre 2010 à 40 d'ici à la fin 2011, ce qui portera l'âge moyen de ses avions à 2,68 ans. Au niveau financier, Pegasus, dont le chiffre d'affaire s'élève à 1,1 milliard de livres turques (502 millions d'euros) a vu son résultat d'exploitation passer de 14,7 millions de livres turques (6,7 millions d'euros) en 2008 à 43,3 de millions de livres turques (19,7 millions d'euros) en 2010.

Main d'oeuvre bon marché

Pegasus, Onur Air, Turkish Airlines, Atlas Jet : les diverses compagnies aériennes du pays basent leur croissance sur la position de hub de la Turquie, devenue incontournable entre l'Europe et le Moyen-Orient. Elles bénéficient aussi d'une main-d'oeuvre qualifiée et assez bon marché ainsi que d'une croissance économique interne parmi les plus elevées de l'OCDE, qui s'est inscrite à 8 % en 2010. Et si le taux de chômage reste important, le niveau de vie des 70 millions de Turcs ne cesse de progresser : le produit intérieur brut (PIB) par habitant est passé de 3.300 dollars en 2002 à 10.000 dollars en 2010. « La classe moyenne est avide de consommer. Voyager en avion n'est plus un luxe en Turquie », constate Kemal Ulker, membre du syndicat de l'aviation Is hava Sendikasi pour qui Pegasus est l'une des compagnies aériennes les plus rentables du pays.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :