• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsHomo Numericus

« Passer notre amour à la machine »

Photo de Philippe Boyer

Philippe Boyer

Publié le 12 février 2025 à 06:59

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Pas de pénurie de kérosène cet été, mais le spectre de files d’attente interminables dans les aéroports

  • 2

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 3

    Olivier Andriès, directeur général de Safran : « Un pays ne peut pas être souverain sans maîtriser la conception des avions de combat »

  • 4

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 5

    Stéphane Sitbon-Gomez (France Télévisions) : « Flavie Flament va co-animer le Magazine de la santé la saison prochaine sur France 2 »

  • 6

    Défense : Safran investit 120 millions d'euros pour tripler la production de gyroscopes à résonateur hémisphérique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
HOMO NUMERICUS. La technologie raffole mettre en équations nos sentiments et tourments amoureux. Après l'ère des applis de rencontres, verrons-nous le temps des amours boostés à l'IA ? Par Philippe Boyer, directeur relations institutionnelles et innovation à Covivio.

En cette presque Saint-Valentin, les applis de rencontre ne font plus chavirer les cœurs. Cupidon se frotte les ailes. Ses flèches semblent à nouveau atteindre leurs cibles à défaut de rebondir sur le verre froid d'un écran de smartphone. Match Group, numéro un mondial des applications et sites de rencontres (Meetic, Hinge, Pairs, Tinder...) ne séduit plus : au cours de ces cinq dernières années, le cours de bourse de l'entreprise s'est effondré de 86%.

L'amour serait-il à ce point-là en perdition au point de faire faner cette rose « qui ce matin avait éclose », comme l'écrivait Ronsard ? Rien de tout ça même si les plus chafouins argumenteront que tout fout le camp, même l'amour, comme en attestent les mauvais indicateurs démographiques des plus grandes nations. On se consolera en se remémorant les paroles d'Alain Souchon qui préconisait de passer « son amour à la machine... pour voir si les couleurs d'origine peuvent revenir. »

Lassés des applis

En tout cas, et à lire ceux qui analysent ce business des rencontres et de l'amour en ligne (il faut lire l'enquête racontée à la première personne de Judith Duportail : L'amour sous algorithme ou bien, plus récemment l'essai d'Aurélie Jean : Le Code a changé: Amour et sexualité au temps des algorithmes) pas sûr que, comme poursuit Alain Souchon, les couleurs soient aussi belles qu'au premier jour et cela en raison de deux raisons structurelles qui lassent tous ceux qui, comme sur Tinder, attendent le fameux «It's a match ! », annonciateur du début d'une future parade amoureuse.

Première raison : si les apps de rencontre ont pour objet de vous faire rencontrer le grand amour, concrètement, elles ont aussi la fâcheuse tendance à vouloir retenir leurs utilisateurs, du fait qu'elles ont besoin d'utilisateurs (payants de surcroît). Et puis, bien sûr, le jour où le grand amour est trouvé, ces « facilitateurs de rencontres » perdent d'un coup non pas un, mais deux clients à la fois. Pas idéal pour, et sans mauvais jeu de mots, « fidéliser » ses clients et partant de son modèle économique.

Asymétrie d'information

La deuxième raison qui explique ce désamour croissant à l'égard de ces plateformes de rencontres est à chercher du côté de la théorie économique et plus particulièrement en lien avec les travaux de George Akerlof, prix Nobel d'économie 2001. Cet universitaire américain fut récompensé pour des travaux sur les asymétries d'information. Dans un article titré "The Market for 'Lemons'" (ou « asymétrie d'information »), l'universitaire analyse comment les différences d'information entre acheteurs et vendeurs peuvent conduire à des inefficacités sur le marché, et cela en réduisant la qualité moyenne des produits disponibles.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Si ses recherches ont profondément influencé la compréhension des marchés et des comportements économiques, dans le cas des applis de rencontre, une sorte de lassitude s'installe entre « acheteurs » et « vendeurs » du fait que les qualités intrinsèques de l'offre et de la demande ne sont pas celles qui ont été présentées. In fine, une telle situation ayant pour conséquence que l'une des deux parties, « se retire du marché » ne laissant plus que des « produits bidons (en anglais, des « lemons », en référence à ces voitures d'occasion d'apparence parfaites, mais qui en réalité cachent de nombreux problèmes). Dit autrement, et au titre de ce marché des applications de rencontre, le doute des uns nourrit celui des autres jusqu'à engendrer des situations asymétriques où la méfiance domine. Tout l'inverse de l'effet recherché.

Et plus si affinité

Plus prosaïquement, ce désamour pour les applis de rencontre peut aussi, supposons-le, s'expliquer par le fait que tout n'est pas calculable, « computationnel » en ce monde. Le recours immodéré aux algorithmes qui boostent ces applis permet certes d'obtenir des résultats immédiats et nombreux, mais, au final, réduisent toujours plus nos comportements, traits de caractères et goûts personnels à de simples calculs. Ces derniers ayant tendance à réduire la part d'irréductible humanité que nous portons en chacun de nous. Demain, pourrons-nous compter sur l'intelligence artificielle pour nous faire rencontrer le grand amour ?

Peut-être bien si l'on en croit Anis Ayari, ingénieur en intelligence artificielle et youtubeur. Sur sa chaîne, Defend Intelligence, il explique comment il a codé un système d'IA capable de discuter avec des milliers de personnes quotidiennement, en ce compris entamer des dialogues dignes des techniques de drague les plus classiques, à l'instar de discussion à bâtons rompus sur presque tout et rien. Sous cette forme de chatbot interactif, l'IA devenant presque une sorte « d'entremetteur » permettant de s'épargner, quelle tristesse... le sel des prémisses amoureuses ; à moins que l'on préfère la compagnie d'une machine jusqu'à en tomber progressivement amoureux, comme en témoigne le cas récent de cette jeune femme qui voit en une intelligence artificielle, prénommé Elias, un partenaire affectif. Sous une forme encore plus romancée, on se replongera bien sûr avec délectation dans le film de Spike Jonze, « Her » : Théodore (l'humain) tombant peu à peu amoureux de Samantha (l'IA). Et non l'inverse...

IA au service de l'amour

Bien loin de l'usage de cette technologie-là presque entièrement vouée à substituer l'arithmétique au hasard des rencontres, je préfèrerais, et de loin, savoir pouvoir compter sur une IA conçue et programmée pour aider et « aimer » les humains. Ces univers-là existent, mais pour l'instant uniquement en fiction à l'instar de deux récents romans.

Le premier, « Klara et le Soleil » de l'écrivain britannique Kazuo Ishiguro. Le second, « Le Regard d'Aurea », tout récemment publié, par le médecin-romancier Isaac Azancot. Dans l'un et l'autre ouvrage, cette vision que l'amour, l'attention à l'autre, l'éthique... doivent faire partie des composantes de notre avenir technologique. Au-delà de ces deux récits qui décrivent des romances intimes, on y trouvera une réflexion profonde et humaniste sur l'amour.  Accessoirement, cela pourrait être une excellente idée de cadeau de Saint-Valentin...

Philippe Boyer

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le pétrole a ouvert l’ère des ressources critiques : ne pas prendre en compte dès aujourd’hui le coût du manque d’eau, c’est se condamner à en payer le prix demain»

  • 2

    OPINON. « Pourquoi les banques françaises pourraient perdre la bataille de la relation client »

  • 3

    OPINION. « La France paie beaucoup : elle comprend de moins en moins »

  • 4

    OPINION. « Produire et innover en France : une responsabilité collective  »