Parions sur une économie digitalisée

 |   |  486  mots
(Crédits : Leowolfert - Fotolia.com)
"LE "CONTRARIAN OPTIMISTE". Dans son nouvel ouvrage, "More from Less" (éd. Scribner), Andrew McAfee, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), développe la thèse selon laquelle la croissance des entreprises permise par le digitale - des technologies dématérialisées- va avoir pour corolaire une diminution de l'usage des matières premières; une nécessité dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par Robert Jules, directeur adjoint de la Rédaction.

Andrew McAfee est professeur au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) près de Boston, où il a créé le MIT Initiative on Digital Economy. Ses recherches portent sur les changements qu'entraîne le digital dans l'entreprise, l'économie et la société. De lui, on peut lire en français Des Machines, des plateformes et des foules et Le Deuxième Âge de la machine. Travail et prospérité à l'heure de la transformation numérique (parus aux éditions Odile Jacob). Son nouvel ouvrage, non traduit, a pour titre More from Less (éd. Scribner), que l'on peut traduire par «Plus à partir de moins».

Il y développe une thèse pour le moins iconoclaste en considérant qu'aujourd'hui nous savons développer la prospérité en réduisant notre impact sur les ressources de la planète, un résultat rendu possible parce que la croissance dépend de technologies qui dématérialisent notre monde.

En effet, contrairement à la révolution industrielle du XIXe siècle dont le développement absorbait de plus en plus de matières premières - minerais, métaux, engrais, forêts, énergies fossiles, terres arables... -, nos économies ont changé de paradigme avec l'informatique et le recours généralisé à...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/11/2019 à 14:14 :
"Digitale"...pour ce que j'en connais, c'est une plante toxique qui peut même provoquer la mort.
L'économie digitale, par analogie, doit sans doute avoir les mêmes effets.
a écrit le 01/11/2019 à 20:23 :
Une décroissance compétitive est elle économètriquement acceptable?

Je n'ai qu'une seule certitude, la bêtise naturelle vaincra toujours l'intelligence artificielle, et heureusement.
a écrit le 01/11/2019 à 19:13 :
Il prêche pour le Boston consulting group et les gafam etats uniens, ils ont pleins de technologies à vendre, du consulting etc...
Je crois que personne ne sait vraiment aujourd'hui calculer le retour sur investissement de la plupart des projets informatiques de gestion alors... Ça coût une blinde ces usines à information, elles reposent presque toutes sur les brevets US en bases de données, entrepôts de données, IA etc... Ca sert essentiellement à gérer la problématique de l'outsourcing des composants qui deviennent des commodités à moindre valeur ajouté au cours du temps, à mettre la pression sur les fournisseurs pour qu'ils convergent plus rapidement vers leur faillite... Ce qui réduit les couts des intégrateurs et donc augmente leurs marges...
Tous cela se fait grace à l'import d'outils de productivité presque tous US, java=Oracle, microsoft, google, amazon cloud et j'en passe.
Ils définissent les normes... et sont la source principale de la productivité occidentale.
Réponse de le 01/11/2019 à 20:34 :
Il est vrai que les clefs sont outres atlantique, car l'idée des investissement sur les technologies ont été calamiteuses sur les 20 dernières années.

Car la matière grise est aussi ici, pour anticiper ce que je pouvais voir dans les télécoms en 2000 avec la 3g.

Force est de constater qu'il n'est pas seulement ce qui peut se faire labas, mais la capacité a savoir développer le réel par la suite.

plusieurs techno sont en jeu, le problème est plus la vision, donc l'anticipation dans ces enjeux, car j'ai pu constater (ancien spécialiste dans les facteurs d'interopérabilité dans les technologies sans fils, je dois dire voir que dans la chaîne des transformations, au plus nous n'aurons un réel visionnaire au pouvoir, au moins nous seront esclave de technologies qui je le rappelle, doit amener a prise de conscience.

Pour le moment, au fait de ma présence au début dans les technos, je suis pessimiste sur le développement plus que sur la production d'évolution dans sa déclinaison !

Cela n'empêche que la dépendance d'interlocuteurs, étatiques, économiques pour globaliser une techno, les négociations sur les droits de chacun vont aussi devoir changer.

Actuellement dans les rapports économiques entre les pays pauvres et les pays dit riche (de pauvres aussi), Je ne vois pas d'alliance sur les transformations avec message et accessibilité qui me permet a ce que nous puissions avoir la main.

Elle doit dans l'absolu, permettre a celui qui dispose de celle ci d'avoir un système de R&D qui soit dans les champs complexes de la pensée en développement humain. (anticiper aussi les aspects plus néfaste, construire des équipes pluriel pour ainsi permettre l'exploitation par le développement.

Et cela comprendre l'architecture en autres l'informatique pour en comprendre les enjeux.

Vaste question !

Les dépendances sont aussi dans l'exercice économique, la question imminent de l'état dans la compréhension des transformations.

Il y a encore des choses visibles et pérennisable en terme de développement suite a cette réalité.

Certaines techno a l'avenir, je pense a l'ordinateur cantique, sera la aussi par l'utilisation de l'outil, un asservissement a celui qui
a écrit le 01/11/2019 à 19:10 :
Cela dépend de la politique menée ! ce qui est certain, c'est surtout qu'il y aura moins d'emplois nécessaires.

Du coup en sachant la consommation des clouds, la question se pose. Si l'on sait aussi la consommation de la bande passante, heu .....

Et lorsque l'on constate que l'opérateur principal des telecoms doit financer la restructuration, mais avant tout dans leur propre intérêt, l'image du free et de ma 5g développé en Irlande, free ne veut pas le payer en France, mais le fait ailleurs en sachant que les soeurs des entreprises technologiques permettent de déclarer l'impôt aussi en fonction du prix a payer.

Alors le climat et tout ça, est une question r&d et de mouvement des populations vers l'objectif.

Mais le digital en soit n'a pas la capacité de réunir les deux, si ce n'est d'avoir des gens in et des out dans un marché qui sera de moins en moins matérialisé par le fait.
a écrit le 01/11/2019 à 11:45 :
On a pas à parier sur des choses aussi importante que la digitalisation de l'économie mais à savoir en quoi et comment ce serait pertinent ou non.

On devrait davantage faire preuve de discernement et se poser des questions sur l'ampleur de certains ravages qui peuvent en être la conséquence à savoir la multiplication du hacking et du phishing et des beugues désastreux, et de voir aussi que cette numérisation avec ses logiciels souvent trop schématiques et ses procédures en ligne à critéres réducteurs et souvent antiproductifs, et qui ne savent pas tenir compte des cas particuliers disruptifs, ce qui peut freiner énormément la réflexion, les initiatives plus pertinentes et la créativité rationnelle et pousser à ne s'en tenir qu'aux statistiques entérinées plus anciennes. Quand l'individu se voit transformé en humanoïde robotisé comment peut-on alors s'étonner de voir que beaucoup de capitaux disponibles ne trouvent plus d'affectation et conduisent au recours des taux d'intérêt négatifs?
a écrit le 01/11/2019 à 11:07 :
Ben oui tiens, parions tranquillement sur la vie de milliards de gens.
a écrit le 01/11/2019 à 8:51 :
"la croissance des entreprises permise par le digitale - des technologies"
le digital ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :