• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La France décroche même de l'Europe du Sud

Par Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques du groupe Xerfi

Publié le 08 mars 2012 à 16:01 - Mis à jour le 08 mars 2012 à 16:21

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La France décroche par rapport à l'Allemagne, mais aussi de ses voisins du sud de l'Europe. Partant de plus bas, l'Espagne et l'Italie voient leur croissance accélérer, alors que l'économie française patine. Pour résoudre l'équation, la baisse des charges sociales sera utile à court terme, mais à long terme, c'est d'un effort d'investissement massif dont a besoin notre pays.

Le redressement de la France sera plus difficile que celui de l'Espagne ou de l'Italie. C'est ce qui ressort de nos dernières prévisions à court terme sur ces trois pays. Certes, leur niveau de croissance en 2013, moins de 1%, sera comparable. Mais l'Espagne et l'Italie partent de beaucoup plus bas. Pour résumer, les économies espagnole et italienne vont accélérer alors que l'économie française va patiner. Alors pourquoi ce décrochage en France ?

Le haut de gamme sous la domination des pays du Nord de la zone euro

On le sait, notre positionnement sur l'entrée et le milieu de gamme et notre incapacité à monter en niveau ont été la principale cause de nos pertes de production sur le territoire ces dernières années. Des pertes qui se sont en partie concentrées sur la partie Nord de la zone euro, en particulier vers l'Allemagne avec à la clé un déficit multiplié par 2,5 entre 2000 et 2011, pour atteindre plus de 16 milliards d'euros. Ce groupe de pays du Nord de la zone euro bénéficie aujourd'hui des effets positifs des politiques de l'offre menées au début des années 2000. Une politique qui permet à leurs entreprises d'être offensives grâce à une rentabilité retrouvée et une forte compétitivité. Des pays qui ont pris des positions fortes dans les productions haut de gamme. Positions que les entreprises françaises sont dans l'incapacité d'aller contester. Le niveau et l'évolution des taux de marge de nos firmes industrielles sont à ce titre un élément important d'explication. Le constat a le mérite d'être simple. Les taux de marge dans l'industrie manufacturière française sont tombés nettement sous la barre des 30%. Du jamais vu depuis le début des années 80. Or quand les marges sont comprimées, la capacité des entreprises à investir, innover, exporter, augmenter les salaires, et in fine créer des emplois chute. En un mot comme en cent : pas de croissance sans capacité à prendre des risques. Pas de prise de risques sans marges satisfaisantes.

Le bas de gamme verrouillé par les pays émergents

Loin du haut de gamme, les entreprises françaises sont également écartées des productions d'entrée de gamme par les pays à bas coût de main d'oeuvre, notamment dans les biens de consommation. L'analyse de la balance commerciale française en la matière suffit pour s'en convaincre. En 2000, soit un an avant l'entrée de la Chine dans l'OMC, la France affichait un excédent de plus de 3 milliards de dollars dans les biens de consommation. Dix ans plus tard, l'excédent s'est transformé en un gouffre de près de 20 milliards de dollars. Et notre déficit commercial dans les biens de consommation a peu de chance de se réduire à court terme. C'est d'autant plus improbable que des filières entières ont disparu. Certes, la Chine cède du terrain sur les produits d'entrée de gamme pour la bonne et simple raison que les donneurs d'ordre délocalisent de plus en plus de Chine leurs productions à faible valeur ajoutée. Pas en Europe, bien sûr, encore moins en France. Mais dans d'autres pays émergents comme l'Indonésie, le Vietnam ou encore le Bangladesh.

Le moyen de gamme, zone de concurrence intense

Reste le moyen de gamme, la zone où se situe le coeur de notre production. Et c'est bien ici que la bataille s'intensifie avec nos voisins du Sud. Il faut bien comprendre deux facteurs. D'abord, en écrasant leur demande intérieure via des politiques économiques ultra-rigoureuses, l'essentiel de la production industrielle de ces pays est disponible à l'exportation. Ensuite, compte tenu de la déflation salariale à l'oeuvre dans ces pays, les coûts salariaux vont se réduire alors même que leur niveau en valeur absolue était déjà inférieur à ceux de la France. En 2010, dans l'industrie, le coût horaire de la main d'oeuvre charges comprises était nettement supérieur en France à celui des pays de la zone euro Sud. Sans exception. Même avec l'Italie, son plus proche poursuivant, l'écart est de 35%. Un écart qui atteint 232% avec le Portugal. Capacité de production libéralisée et compétitivité renforcée forment un cocktail qui devrait permettre à ces pays de rapidement gagner des parts à l'exportation. Et la France sera la cible privilégiée des pays du sud, compte tenu de la proximité de gamme des produits proposés. En outre, l'état de santé précaire des entreprises des pays du Sud offre l'opportunité aux pays émergents, qui regorgent de liquidité, de faire des bonnes affaires. C'est une occasion unique de racheter des fleurons industriels et de poser le pied au sein même de la zone euro. Les pays du Sud devenant ainsi le porte-avion des émergents.

Concurrence européenne directe mais aussi extra-européenne. La Chine doit désormais absolument monter en gamme et modifier son modèle de compétitivité, mais sans renoncer à sa stratégie mercantiliste. Désormais moins compétitive sur les biens de consommation, elle s'est déjà tournée vers les biens d'équipement à plus forte valeur ajoutée, à plus haute intensité technologique. La Chine devient donc un concurrent potentiel de plus pour les producteurs français. A cela s'ajoute l'intensification de la concurrence avec les Etats-Unis. Les entreprises américaines peuvent de nouveau s'appuyer sur l'expansion du marché domestique pour obtenir des marges de manoeuvre suffisantes pour repasser à l'offensive à l'export.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour un bond de productivité gigantesque

Le noeud du problème est notre positionnement trop milieu de gamme et notre perte de compétitivité. Ce serait une erreur de croire que la solution se trouve dans la déflation salariale. A ce petit jeu là, il y a toujours un pays pour produire moins cher. Il faut donc absolument se doter des moyens pour aller par étapes vers des productions à plus forte valeur ajoutée. En clair, il nous faut des entreprises rentables. A court terme, pas d'autre solution d'urgence que la baisse rapide et déterminée des charges sociales pour alléger le coût du travail. Mais le deal doit être très clair. Il s'agit de rétablir les marges, pour stimuler la prise de risque, et donc l'investissement productif. Un investissement qui doit être stimulé vers l'innovation, mais aussi vers les gains de productivité. Car on oublie souvent de rappeler qu'il y une autre voie que la baisse des salaires pour augmenter la productivité du travail : c'est celle de l'investissement massif pour moderniser notre appareil productif en tirant résolument parti de l'immense potentiel des technologies de l'informatisation et de l'automatisation. C'est sans doute là que la France à sa meilleure carte à jouer pour les 10 prochaines années.

Retrouvez cet article sur www.xerfi.com.

Par Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques du groupe Xerfi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »