• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les notes des agences de notation sont-elles fiables ?

Philippe Raimbourg, Université Panthéon-Sorbonne, Escp Europe et Labex "Régulation financière"

Publié le 09 octobre 2012 à 07:21 - Mis à jour le 09 octobre 2012 à 07:28

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Poutine attendu sur l'économie en berne à Saint-Pétersbourg
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Les agences de notation sont depuis plusieurs années l'objet de critiques virulentes qui préludent à diverses tentatives de réforme. Ce n'est pas la première fois qu'un tel vent souffle sur les agences, mais cette fois-ci la volonté réformatrice du superviseur semble très affirmée. Pour mieux cerner les enjeux du débat actuel, on rappellera quelques caractéristiques essentielles du fonctionnement des agences (en ne retenant que leur activité sur le marché des titres de créances, à l'exclusion donc de...

Les notes des agences sont-elles fiables ? Tout le monde a en tête quelques faillites retentissantes d?entreprises pourtant bien notées à la date du défaut. Mais on ne peut pas juger une activité couvrant des milliers de notes au regard de quelques rares faillites. Il faut en fait se tourner vers les cotations de titres de créances dont l?examen nous donne la possibilité d?une appréciation plus large de l?exactitude de la notation. Il est en effet possible de déduire d?une cotation la probabilité de défaut implicite du titre considéré, et de comparer ainsi la probabilité de défaut selon l?agence et la probabilité implicite. Cette comparaison fait apparaître une incohérence assez grande, entre un cinquième et un quart des titres n?étant pas appréciés de façon similaire par les agences et par les investisseurs. Mais cette démarche est en réalité un peu trop naïve, car les agences et les investisseurs n?adoptent pas le même point de vue. Les investisseurs évaluent un titre dans sa globalité en vue d?une transaction immédiate. Les agences en revanche cherchent à apprécier le risque fondamental, structurel du titre de créance et visent à s?affranchir des cycles conjoncturels. Et de fait, si l?on intègre dans l?étude précédente les ajustements de notes effectués par les agences au cours du temps, les disparités constatées entre agences et investisseurs s?estompent pour l?essentiel.

Si l?examen de l?exactitude des notes des agences s?avère peu concluant, il nous incite cependant à envisager l?activité des agences d?un point de vue dynamique. La question devient alors : les agences transmettent-elles à bonne date les informations dont les investisseurs ont besoin ? Des études statistiques sont régulièrement menées depuis environ quarante ans pour tenter de répondre à cette question. Les réponses sont bien sûr nuancées, mais si l?on devait les résumer, il faudrait affirmer que, globalement, elles ne sont pas favorables aux agences : celles-ci, telles la chouette de Minerve, ne prennent leur envol qu?une fois la bataille terminée et ont un rôle prédictif assez réduit. Les investisseurs, c?est-à-dire les départements fixed income des établissements financiers, anticipent les changements de note des agences. Il serait donc illusoire de considérer que celles-ci transmettent au marché financier de l?information relative aux variations de risque de crédit des émetteurs. Leur rôle consiste en fait à confirmer à l?ensemble du marché les appréciations formulées via les prix par les principaux investisseurs.

On peut alors légitimement s?interroger sur l?utilité des agences : si elles ne transmettent pas d?information au marché financier, à quoi servent-elles ? Trois réponses à cette question.

La première est relative à la volatilité des prix et des spreads des titres de créances. Le marché n?est pas constitué que d?investisseurs parfaitement informés. Certains, faute de moyens suffisants, ne peuvent se forger une opinion quant au risque de crédit d?un émetteur et sont condamnés à observer les décisions d?achat ou de vente des investisseurs informés pour les imiter. Ce comportement moutonnier est à l?origine de phénomènes de sur-réaction et d?une volatilité assez forte des prix des titres de créances. L?agence trouve alors toute son utilité : en informant explicitement (et non pas par l?intermédiaire d?une variation de prix) les investisseurs non informés du risque d?un émetteur, elles arrêtent toute manifestation de panique et stabilisent les prix et les spreads des titres de créances. La deuxième utilité des agences concerne le marché primaire, le marché à l?émission. Sur ce marché, les prix ne sont bien sûr pas observables, les investisseurs informés sont peut-être moins nombreux et le marché dans son ensemble a besoin d?une information claire relative an niveau de risque des émetteurs. Mentionnons enfin, au titre de la troisième utilité, que les grilles de notation utilisées par les agences sont aujourd?hui entrées dans les m?urs financières et qu?elles constituent un langage concis et clair, commun à l?ensemble de la communauté financière et dont on peut penser qu?elle ne se départirait pas facilement.

L?utilité des agences étant précisée, on est peut-être plus à même d?apercevoir ce que pourrait être les axes de leur réforme. Tout d?abord, que leur reproche-t-on ? Sans évoquer la question particulière des opérations de titrisation, trois reproches sont formulés à l?encontre des agences : du fait du système émetteur-payeur on les soupçonne de collusion d?intérêts et de complaisance avec certains émetteurs (ceux-ci recherchant alors l?agence qui leur attribuera la meilleure note ? phénomène de rating shopping), en raison de leur lenteur de réaction on les accuse de dégrader trop tard et trop fort et d?être ainsi à l?origine d?effets pro-cycliques, à cause de leur situation oligopolistique on estime les trois principales agences internationales sur-rémunérées.
Eliminons tout de suite quelques idées de réforme qui ne paraissent pas pertinentes. Adopter un paiement par l?investisseur est impossible en raison de la duplication très aisée des notes et des rapports de notation. Rendre les agences civilement responsables de leurs notes représenterait un risque trop élevé pour ces dernières et pourrait les faire disparaître. Enfin, affecter de façon autoritaire toute demande d?émission tour à tour à chacune des agences ferait disparaître la concurrence entre celles-ci et pourrait faire naître des comportements trop administratifs au sein des agences.
Quelles sont les voies d?action possibles ? Tout d?abord inciter à la multi-notation et encourager l?émergence d?un ou plusieurs concurrents. La multi-notation présenterait l?avantage de rendre difficile le rating shopping et de développer la demande, développement qui pourrait constituer le terreau nécessaire à l?apparition de nouvelles agences, en espérant que cette concurrence accrue ait des effets régulateurs. Ensuite, imposer, tel que le rapport Cuomo le préconise, un paiement de l?agence préalablement à toute étude de la situation de l?émetteur et que toute note attribuée soit publiée (en vue, à nouveau, de lutter contre le rating shopping). Enfin favoriser la transparence des activités de notation : transparence des méthodes utilisées par les agences, transparence des moyens notamment humains (il serait sans doute souhaitable qu?à l?instar des professions réglementées, l?accès au métier d?analyste-crédit suppose un parcours codifié et contrôlé par les Pouvoirs Publics et la profession elle-même), transparence des résultats et de la performance par le biais d?études statistiques relatives à l?impact de la notation qui seraient régulièrement menées et rendues publiques.

Philippe Raimbourg, Université Panthéon-Sorbonne, Escp Europe et Labex "Régulation financière"

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »