Moins de Taubira, plus de Moscovici !

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Moins de Taubira, plus de Moscovici ! Que les adversaires ou supporters des réformes sociétales initiées par le Gouvernement se rassurent, il ne s'agit pas ici de traiter le bien fondé ou non desdits projets de lois. Notre propos vise seulement à nous inquiéter de l'opportunité des priorités actuelles de l'agenda parlementaire. Nous n'avons pas la réponse à nous seul mais il nous semble que ces débats, très importants certes, occupent beaucoup l'intelligence et l'énergie des représentants du peuple français pendant que la crise et ses dépendances poursuivent leurs courses destructrices.

Un théâtre qui se trompe de répertoire
Il nous semble que nous assistons aux représentations d'un théâtre qui se trompe de répertoire. Ajoutons que les réformes et leurs appendices médiatiques colonisent aussi les espaces des 20h et autres plateaux des médias audiovisuels en continu dédiés à l'information de nos concitoyens. Le tour est joué. Ces débats s'emparent légitimement des quelques minutes d'attention, de « cerveau disponible », comme disait l'autre, des citoyens, spectateurs, auditeurs, lecteurs, de rendez-vous d'information de masse ou individualisés. Tous, nous sommes occupés, fatigués par les exigences et inquiétudes de nos vie contemporaines. Tous, nous sommes des zappeurs infidèles surtout face aux grands formats des messes traditionnelles de l'information que sont les journaux télévisés du soir, les rendez-vous radios du matin, ou ce qui reste des quotidiens du matin ou du soir et peut-être encore davantage sur nos smartphones du digital et son rythme d'info en direct façon agence de presse, en prise directe sur les battements de coeur du Monde globalisé.

Lutter pour l'amélioration de la sitation économique et sociale
Nous ne devons pourtant pas oublier les exigences immédiates et futures de notre temps présent : lutter pour l'amélioration concrète de la situation économique et sociale, pour l'ajustement de notre gouvernance politique, éducationnelle, sanitaire et environnementale et la préparation exigeante des conditions d'un futur meilleur. Un futur qui doit être défendu aujourd'hui. Et là encore, et même si évidemment, le sociétal a toute sa place, la réflexion et le débat doivent être engagés dans une progression de l'agenda qui permet aux représentants du peuple de se consacrer aux combats que la mondialisation, que nous l'admettions ou non, impose au quotidien à tous les territoires de la planète, sans exception.

Montons au front de la guerre économique
Le Gouvernement, le Parlement et l'appareil administratif d'Etat comme les gouvernements locaux et leurs administrations doivent se consacrer à ce conflit qui est pour le moins aussi complexe, périlleux et incertain que celui que livre la France au Mali. Prenons la mesure réelle de ce champ de bataille, n'esquivons pas les responsabilités, montons au front d'une guerre économique qui exige un engagement et une détermination de tous les instants et surtout de tous nos représentants, débat parlementaire y compris. Il en va de notre présent et surtout de notre avenir immédiat et de celui de nos enfants.

De l'utilité des réformes sociétales

Si la France économique et sociale se rétracte au point de rétrograder et de se diluer dans un marché tellement concurrentiel, un marché que l'on peut détester mais qui maîtrise encore et pour un moment l'écriture de notre destin. Si les mirages assassins du court-termisme nous condamnent à l'asphyxie progressive. Si l'emploi devient si rare que l'intermittence de privilège des uns devient la règle non indemnisée pour tous, faisant de nous tous des saisonniers oeuvrant seulement pour nourrir la rente oligarque. Si le fossé se creuse encore davantage entre le peuple et ses représentants. Les réformes dites sociétales réalisées ne nous aideront plus vraiment à mieux vivre ensemble.
 

*Professeur associé à l'Université de Paris 1 la Sorbonne
Conseil en diplomatie publique
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

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Commentaires 15
à écrit le 05/02/2013 à 10:46
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Oui le retour de la gauche a remis de l humain en balance avec les intérêts économiques et alors !! Toutes les avancées sociétales se sont faites contre un système que l on nous impose comme immuable et dont nous devons nous accommoder de tout...

le 05/02/2013 à 14:45
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taranis, nous ne sommes pas seuls et le social n'est pas le sociétal qui n'engendre, loin s'en faut, pas toujours le progrès social.

le 05/02/2013 à 18:02
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Désolée monsieur je n ai pas vos capacités intellectuelles pour vous contredire et je ne saisi d ailleurs pas vraiment votre opposition, je suis souvent prétentieuse. Tout le monde n a pas la chance d avoir pu aller à l école. M exprimer est pour moi...

à écrit le 02/02/2013 à 9:28
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Les politiques ont besoin de régalien (guerre en Lybie ou au Mali) et de sociétal (nationalité et "pain au chocolat", mariage pour tous) pour exister car ils ne maîtrisent que cela. Et je ne suis pas bien persuadé que sans réforme sociétale, l'économ...

à écrit le 01/02/2013 à 18:54
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Votre mépris des questions de société illustre à mon sens les limites intellectuelles des économistes en général. Et oui, la société ne se résume pas à l'économique. Cependant, je suis d'accord avec vous sur la vision à court terme. Encore faut-il ...

le 02/02/2013 à 13:28
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disonle, pas de mépris ! et pour le reste on est ok !

à écrit le 01/02/2013 à 18:30
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D'accord pour le grec mais sans faute (apostasie)

à écrit le 01/02/2013 à 15:46
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le commentaire de monsieur Gallien est concis,juste et precis.Contre le dogmatisme de la Gauche,que peuvent les écrits des économistes respectés?Une salve de dénis et psalmodies laico-égalitaro socialistes.le problème le plus urgent est de proposer ...

à écrit le 01/02/2013 à 14:29
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Et moins de socialistes, c'est pas possible ?

à écrit le 01/02/2013 à 14:03
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Il est clair que notre gouvernement ressemble clairement a une entreprise dans laquelle nous aurions 20 Directeurs des affaires générales, discutant a pied d?égalité avec le DAF... Mais ceci dit, c'est a l'unison de la société actuelle, dans la quell...

à écrit le 01/02/2013 à 13:23
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Il ne faut etre dupe des magouilles de ce gouvernement. Regardez de plus pres ce qui se passe sur le plan économique, le pays court à la ruine et l'état PS mise à part cette facilité de taxer d'imposer ce qui reste de l'épargne disponible, il n'a auc...

à écrit le 01/02/2013 à 12:47
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Si les rémunérations et retraites des élus étaient fondées sur le delta de PIB que leurs délibérations entrainent alors, il est bien certains que les réformes sociétales passeraient au second plan. Car, à quoi bon proner le mariage pour tous, si les ...

à écrit le 01/02/2013 à 12:25
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Bien dit tout ça! Je ne comprends pas que l'on ne puisse pas rejeter le programme de discussions des mois présentées au parlement pour obliger le gvt à traiter les sujets économiques en priorités. Faire se marier les gay ne va pas me faire retrouver ...

le 01/02/2013 à 14:23
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Tout à fait d'accord et encore moins le vote des étrangers aux élections locales. Tout ça, n'est ni plus ni moins que pure magouille opportuniste afin de se constituer un bon matelas de nouveaux électeurs pour les prochaines échéances à venir.

le 03/02/2013 à 23:06
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Vu la façon dont s'y prend notre merveilleux gouvernement, il a besoin d'urgence de nouveaux électeurs favorables ! Sa gauche va le censurer et son centre va le fuir...

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