• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Commandement de l'espace : une locomotive pour l'Europe ?

Jean-Daniel Testé

Publié le 09 septembre 2019 à 06:00 - Mis à jour le 10 septembre 2019 à 20:08

Jean-Daniel Testé, Général de brigade aérienne (2S), ancien Commandant Interarmées de l'Espace, Pdg de OTA (L'Observation de la Terre Appliquée).

Jean-Daniel Testé, Général de brigade aérienne (2S), ancien Commandant Interarmées de l'Espace, Pdg de OTA (L'Observation de la Terre Appliquée).

DR

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le 13 juillet dernier le Président de la République a réaffirmé sa volonté de doter la France d'une véritable stratégie spatiale et a fait part de sa décision de créer un commandement de l'espace au sein de l'armée de l'air qui a vocation à devenir l'armée de l'air et de l'Espace'. Quelques jours plus tard la Ministre des armées, Florence Parly, donnait des détails supplémentaires sur cette décision et la façon dont la défense allait la mettre en œuvre. Par Jean-Daniel Testé, Général de brigade aérienne (2S), Pdg de OTA (L'Observation de la Terre Appliquée), ancien Commandant Interarmées de...

... Espace.

Ma première réaction quasiment à chaud fut de me réjouir de cette avancée : enfin, la France, parmi les premières puissances spatiales militaires du Monde (chronologiquement à défaut de capacitairement) a pris conscience de l'importance des satellites pour le bon fonctionnement de la société et de sa sécurité. Mais au-delà des nobles intentions, il convient maintenant de construire ce nouveau commandement et de le doter des moyens humains, financiers et capacitaires pour assurer sa mission. Il est possible de percevoir d'ores et déjà plusieurs difficultés à surmonter. Au-delà d'un simple coup de communication, la sincérité de la volonté présidentielle sur ce sujet se mesurera au soutien que le gouvernement apportera à ceux chargés du travail sur le terrain.

Du Commandement interarmées de l'Espace au Commandement de l'Espace

Décidé dans le livre blanc de 2008 sur la Défense et la sécurité et créé en juillet 2010, le commandement interarmées de l'espace n'aura jamais été qu'un vecteur de communication et de relations internationales sans aucune prérogative de commandement et surtout pas sur le plan opérationnel. Ceci étant , cette situation satisfaisait tous les organismes utilisateurs des satellites militaires :  la Direction du renseignement Militaire (DRM) qui gardait sa mainmise sur les satellites d'observation et d'écoute, la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI) qui gardait le contrôle des satellites de télécommunications , l'armée de l'air qui conservait un orteil dans l'espace grâce au COSMOS (Centre Opérationnel de Surveillance Militaire des Objets Spatiaux° et à sa mission de surveillance de l'Espace, l'EMA , à plusieurs titres : le domaine capacitaire d'abord la division cohérence capacitaire (COCA) conservant le contrôle des programmes spatiaux, le domaine budgétaire ensuite puisque le CIE ne sera pas doté en moyens financiers et n'exercera aucune prérogative sur  les budgets spatiaux, ces derniers restant sous le contrôle de la division plans programmation et évaluation (PPE), la Direction générale de l'armement qui , in fine, n'a juste gagné qu'un interlocuteur supplémentaire dans l'expression du besoin opérationnel et la conduite des programmes spatiaux d'armement, le CNES pour terminer qui a conservé, sans partage, son statut d'opérateur pour les satellites militaires et son activité de suivi de débris spatiaux et des retombées atmosphériques à risque.

Depuis 2010, le CIE avait fait l'objet de plusieurs inspections et audits, chacune pointant avec justesse ces limites, la dernière en date, de 2016 aurait pu permettre de gagner un peu de temps dans la réorganisation juste décidée par le Président de la République, mais la pression des grands barons de l'époque ( voir plus haut) a vite mis fin à des velléités de restructuration pourtant bien justifiées.

La création du commandement de l'Espace en septembre 2019 devrait mettre fin à la dispersion de ces activités stratégiques. D'autres ont déjà fait l'exégèse du document non classifié transmis par le Ministère des armées, je n'y reviendrais pas sauf pour en ressortir une phrase particulièrement importante : 'Ce grand commandement a vocation à regrouper les organismes militaires du domaine, actuellement dispersés, afin de garantir la cohérence des moyens et être en mesure de développer le vivier d'experts du milieu spatial et leurs parcours professionnels.

Avec de tels mots tous les espoirs sont permis même si j'aurais préféré y voir 'd'assurer le commandement 'à la place de 'garantir la cohérence'.

 Mais l'essentiel résidera dans la mise en œuvre de la décision quoi qu'il en soit et on sera vite fixés !

Les manques

Hors l'orientation générale détaillée ci-dessus, il n'y a aucune orientation précise en matière de gouvernance au quotidien, du moins ne sont-elles pas encore dévoilées dans un document grand public. Compte tenu de l'expérience du CIE il faudra un appui permanent du Ministère pour que DRM, DIRISI, PPE et COCA cèdent sur le sujet. Et c'est indispensable : à un arbitrage indépendant et objectif quant à l'emploi des ressources en soutien des opérations, à la capacité d'action rapide en cas d'évènement spatial non planifié, enfin à la perception du domaine spatial comme domaine d'action à part entière. Le CDE doit, une fois pour toutes, commander tous les satellites militaires.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les points à surveiller

- Le choix du rattachement à l'Armée de l'Air pour en faire une Armée de l'Air et de l'Espace est compréhensible et d'une certaine façon logique, mais va nécessiter une vigilance particulière :

  • Sur le plan capacitaire : afin de s'assurer que tous les moyens nécessaires aux programmes spatiaux lui soient bien attribués, il conviendra de veiller à ce que des dispositifs de suivi des budgets spatiaux soient mis en place ;
  • Sur le plan des ressources humaines : la nouvelle ambition manifestée par la création du CDE ne sera pleinement aboutie que si un personnel formé et en quantité suffisante y est consacré. Il s'agira là aussi, pour l'Armée de l'air en particulier, d'un effort important et indispensable à initier le plus tôt possible ;
  • Sur le plan interarmées : il est possible que les autres armées, bien qu'utilisatrices se désintéressent du domaine spatial pour se recentrer sur leur cœur de métier. Ce serait regrettable, car certaines spécificités d'emploi opérationnel nécessiteront une contribution totalement interarmées.

- Le CDE devra se voir attribuer un rôle prédominant dans l'établissement d'une politique des ressources humaines ainsi que dans la gestion du personnel et des carrières. Il devra ainsi veiller à la constitution du vivier de compétences nécessaire à alimenter les postes de son tableau d'effectif dans la durée. Sur ce point également le soutien du Ministère sera indispensable pour faire plier la réticence des directions des ressources humaines de chaque armée.

- Déjà embarrassée par la création du CIE en 2010, la DGA aura sans doute du mal à gérer un CDE aux prérogatives notablement élargies. Elle pourrait trouver un soutien de circonstances avec la division COCA de l'EMA pour marginaliser le rôle de ce nouveau commandement dans le domaine des programmes et de la cohérence capacitaire.

- La coopération du CNES sera à suivre particulièrement, car elle sera déterminante pour le succès du CDE. La future composante 'toulousaine du CDE rassemblera les compétences civiles et militaires dans une logique gagnant- gagnant. Sa subordination au CDE central pourrait être analysée comme une perte pour le CNES, elle est cependant indispensable pour doter la France de l'outil de souveraineté adéquat, à l'instar des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de l'Inde ou même de l'Allemagne.

Et l'Europe ?

Si tout se passe bien avec la pleine coopération de tous les acteurs, la France devrait disposer dans quelques années, je l'espère, d'un outil de souveraineté spatiale performant et conforme à son statut.

À court terme, cette initiative pourrait embarrasser certains pays européens :

  • L'Allemagne, car elle ambitionne d'occuper un bon rang parmi les puissances spatiales militaires, au moins au niveau de celui de la France ;
  • L'Italie qui a également consenti un effort important pour développer des programmes spatiaux militaires d'observation et de Télécommunications
  • L'Union européenne qui se débat depuis quelques années avec un programme de SSA qui n'a jamais vraiment démarré et qui est encore très loin sur le plan conceptuel
  • Et certains autres sans aucun doute ...

En effet, il s'agira, pour ces entités, de réagir rapidement en, sinon créant une entité nationale comparable au CDE, au moins manifester publiquement leur intérêt pour le domaine. Faute de quoi, elles laisseraient la France en pointe sur le plan international.

À plus long terme, le CDE français, suivi par un CDE Allemand voire par un CDE Italien pourrait, par imitation inspirer enfin un CDE Européen.

Compte tenu du besoin en moyens financiers, la création d'un CDE Européen doté d'une mission comparable à celle du CDE français, mais de capacités significatives d'opérations spatiales est la seule façon pour l'Europe et les pays européens de reprendre à leur charge et en pleine souveraineté la sécurité de leur composante spatiale civile ou militaire.

Jean-Daniel Testé

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »