• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Élections régionales et départementales : un drôle de scrutin à l’épreuve de l’abstention

Claude Patriat (*)

Publié le 20 juin 2021 à 07:15 - Mis à jour le 20 juin 2021 à 08:43

L'assemblee vote le report d'une semaine des elections regionales

Photo d'illustration

Hannah Mckay

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ANALYSE. Tout l’édifice électoral se décline exclusivement à partir de l’élection présidentielle : les autres scrutins se voient réduits à l’état d’annonces ou de répliques plus ou moins directes de celle-ci. Par Claude Patriat (*)

L'été surgit avec quelques jours d'avance. Timidement, mais sûrement, le monde de la culture retrouve ses couleurs, et remonte ses estrades : le monde politique aussi qui, les 20 et 27 juin, va faire procéder au renouvellement de tous ses conseils départementaux et régionaux.

Mais ce rendez-vous qui pourtant s'inscrit dans un calendrier électoral fermement établi afin de garantir le contrôle démocratique, ne semble susciter ni passion ni même intérêt chez les électeurs qui rêvent d'une trêve de délassement.

À quelques jours du vote, moins de la moitié sont décidés à participer. 2015 avait déjà placé la barre très bas, avec une abstention de 50 % aux régionales. On semble se rapprocher cette fois des 60 % pour le premier tour ! La scène électorale prend la saveur amère d'un théâtre d'ombres.

Trompe-l'œil électoral

Certes, dans cette indifférence aux urnes, il y a le moment choisi : le scrutin apparaît à contre-temps. Après un an et demi de crise sanitaire, l'heure est à la détente et à la distraction. À ce besoin de vacances s'ajoutent les conditions étranges de préparation des élections : une campagne sans relief, amortie par le caractère progressif du déconfinement, un décalage des enjeux proprement territoriaux et des attentes générales du moment.

Agitée par un système médiatique maintenu en surchauffe sous la pression des réseaux sociaux, l'atmosphère du moment semble saturée de préoccupations très éloignées du périmètre électoral concerné. Ni la santé, ni la sécurité ne relèvent des compétences régionales ou départementales.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Et, pour enfoncer le clou de cette mise au clou du local, l'enjeu de la présidentielle 2022 installe un écran épais devant les réalités. Alors même que ces élections auraient dû être l'occasion d'apprécier le bilan de la réforme territoriale de 2015, un silence pesant sur cette délicate question se fait chez la plupart des candidats afin de ne fâcher personne. Il aurait pourtant été intéressant de faire démocratiquement le bilan de la fusion des régions, dont l'objectif était à la fois de rendre ces collectivités plus attractives et moins coûteuses.

La peur, stimulant miracle de l'électorat

Ici et là, dans leurs documents de propagande, on tente bien d'intégrer des éléments précis : les sortants notamment ne manquent pas d'égrener leur bilan (forcément globalement positif). Cela reste toutefois assez anecdotique et ce n'est pas de là qu'on attend la mobilisation d'électeurs défaillants.

Appuyés par des médias en quête de buzz et peu intéressés par la vie locale, les responsables politiques de tout horizon sortent du cadre institutionnel pour se situer dans un décor extérieur et tenter de se placer sur le terrain des grands sujets d'inquiétude des Français : la sécurité et la santé.

Le stimulant miracle espéré de l'électorat, c'est la peur. La peur, de l'étranger, de l'insécurité, du lendemain, pour un Rassemblement national qui en fait sa nourriture de base...

Et pour les autres, la peur de voir ce même RN s'installer aux commandes de régions : faire barrage à celui qui depuis les européennes est devenu le premier parti de France, apparaît comme le moteur central du débat politique.

La question est alors déplacée : elle n'est plus « votez pour ma liste qui vous offre les meilleures propositions pour notre région ! », mais « votez pour nous qui sommes les seuls à pouvoir faire rempart au RN ! »

Ainsi, les vieux partis de gouvernement, bousculés ou éclatés par l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, espèrent sauver par inertie leurs bastions locaux, qui seuls leur permettent de donner l'illusion qu'ils survivent. Derrière le paravent de la résistance au parti de Marine Le Pen, c'est une autre partie qui se joue, en vue de la reconquête du pouvoir politique perdu.

De la fêlure à la fracture démocratique

Il y a donc à l'œuvre quelque chose comme un détournement de sens électoral sur ce point. Les collectivités régionales et départementales se trouvent instrumentalisées dans un combat qui a peu à voir avec la décentralisation.

L'affaire et d'autant moins innocente qu'elle n'est pas accidentellement apparue : elle s'inscrit dans une évolution de plusieurs décennies au cours de laquelle certains ressorts de notre démocratie se sont fatigués, voir brisés, comme le vote.

Appauvrir le débat politique local, sans s'attaquer aux causes profondes, n'est peut-être pas la meilleure voie pour réveiller l'esprit civique de Français lassés d'avoir à voter contre plutôt que pour quelqu'un. Depuis une vingtaine d'années, un chiasme s'est installé dans la perception du processus de désignation des gouvernants : choisir et élire sont dissociés, le choix se réduit à éliminer celui (ou ceux) que l'on ne veut pas.

D'où, au fil du temps, une lassitude des électeurs qui désertent les urnes et perdent confiance dans leurs représentants. C'est tout notre système représentatif qui vacille sous les coups de ce qu'on a pu appeler une démocratie de l'intermittence.

Cette asphyxie électorale est aggravée par la rigidification extrême de notre système politique depuis que le couple Chirac-Jospin a tragiquement durci la présidentialisation par l'instauration du quinquennat et l'inversion du calendrier, plaçant les élections législatives après la présidentielle.

Désormais, tout l'édifice électoral se décline exclusivement à partir de l'élection présidentielle : les autres scrutins, européens ou territoriaux, se voient réduits à l'état d'annonces ou de répliques plus ou moins directes de celle-ci. L'échelle du temps électoral a perdu ses barreaux et toute l'horloge des élections locales se trouve décalée par les avatars du leadership présidentiel.

Tumultueuse inertie

Entre des électeurs qui ont la tête ailleurs et des partis qui pensent à autre chose, le scrutin régional prend un caractère énigmatique. Le taux exceptionnel d'abstention prévu rend aléatoires les prévisions rigoureuses : un déplacement supplémentaire de 2 à 3 % peut modifier profondément la donne lorsque les écarts en voix (et non en pourcentages) sont étroits du fait de la très faible mobilisation ; et les seconds tours comportent une forte marge d'incertitude.

Toutefois, en combinant les résultats de 2015, les facteurs contradictoires que nous avons relevés, les différents sondages, on peut émettre les quelques hypothèses suivantes.

D'abord, et cela pourrait être le cas dans sept régions continentales sur douze, tout laisse entrevoir une reconduction des majorités en place, le rejet du RN et la forte abstention leur conférant une manière de prime au sortant : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Hauts de France, Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine.

Cette inertie dominante peut en revanche être contredite.

Indécisions et déchirements

En PACA, d'abord, ou le poids traditionnellement dominant du RN conduit par le transfuge des Républicains Thierry Mariani risque d'être mal compensé du fait des déchirements de la droite et de la perméabilité des électorats ; même questionnement, mais moins accentué du fait d'enjeux infrarégionaux, pour la région Grand Est.

Deux régions à dominante rurale, Bourgogne Franche-Comté (BFC) et Centre-Val de Loire apparaissent particulièrement indécises : depuis 2015, une triangulation enferme dans un écart minimal droite, gauche et Rassemblement national.

Il y a six ans déjà en BFC, droite, gauche et RN se tenaient entre 32 et 34 %, et l'on avait frisé, malgré la prime à la liste arrivée en tête, l'absence de majorité en sièges. Or toutes les projections des sondages confirment que l'on stagne dans ces mêmes eaux troubles. Avec des éléments aggravants : la gauche avance divisée, les écologistes ayant choisi de se compter ; la droite est tiraillée entre une liste LR qui a choisi une ligne tournée vers son flanc extrême dans l'espoir de mordre sur le pré carré du RN, et une union avec la majorité présidentielle.

C'est donc un futur deuxième tour pour le moins dangereux qui se profile, tant les mouvements de report s'y annoncent acrobatiques.

C'est Julien Gracq qui notait dans Le rivage des Syrtes, en parlant du silence et de l'immobilité qui précède interminablement la bataille :

« Ce n'est peut-être pas une bonne chose que les choses restent toujours ce qu'elles sont. »

The Conversation ______

(*) Par Claude Patriat, Professeur émérite de Science politique Université de Bourgogne

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Claude Patriat (*)

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats
Le drapeau national japonais hissé au sommet du bâtiment du siège de la Banque du Japon à Tokyo, Japon. /Photo prise le 23 janvier 2025/REUTERS/Issei Kato - Le drapeau national japonais hissé au sommet du siège de la Banque du Japon est vu entre les...

OPINION. « Le put Uchida » (Michel Santi)

En promettant en août 2024 de ne pas relever ses taux par marchés agités, la Banque du Japon a offert aux spéculateurs une assurance gratuite qu'ils exercent depuis sans relâche. Le yen faible a ses raisons, différentiel de taux, choc pétrolier, doute budgétaire, mais aucune n'explique la démesure des positions. À dix jours d'une réunion décisive, Tokyo découvre que le plus coûteux des passifs est une promesse.

Idées & Débats
Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats