• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Hyman Minsky, mal-aimé clairvoyant

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 16 octobre 2017 à 07:13 - Mis à jour le 07 novembre 2017 à 18:13

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
En pleine période de croyance aveugle en l'efficience des marchés, les travaux de cet économiste (sur les causes profondes des crises financières) n'intéressaient personne que ce soit dans l'univers de la finance, de l'économie ou de la politique. Et puis soudain, en 2007, ce fut l'affaire des subprimes... Par Michel Santi, économiste (*).

Décédé en 1996, Hyman Minsky fut un économiste quasiment inconnu de son vivant. Seuls certains esprits éclairés - assurément hétérodoxes - s'intéressèrent à ses recherches qui portaient sur les causes des crises financières. Il ne dut son heure de gloire qu'à la faveur de l'implosion des subprimes en 2007 et c'est comme si l'ensemble du monde de la finance, de l'économie et de la politique - totalement déboussolé - découvrit alors ses travaux. Les banquiers centraux n'eurent dès lors de cesse de le citer dans leurs discours, et les médias de qualifier la crise prévalant à l'époque de "Minsky moment". Jamais mentionné - même très brièvement - par la presse de son vivant, « The Economist » le cita pourtant plus de 30 fois la seule année 2007 !

En réalité, l'approche de Minsky n'eut rien de conventionnel car il évita autant que possible dans ses travaux de faire appel aux mathématiques, toutes-puissantes dans la science économique. En outre, l'objet fondamental de ses recherches - les racines profondes des crises - était hautement impopulaire à une époque où l'idéologie dominante du XXe siècle consistait en une croyance aveugle en des marchés efficients et rationnels. Son impopularité - ou plutôt son absence totale de visibilité - provenait donc de son fonds de commerce - l'étude des crises - dans un contexte où la quasi-totalité des intervenants tous horizons confondus considérait les marchés financiers comme l'arbitre suprême. Les économies modernes, dites «intégrées», étant censées avoir vaincu leurs démons les plus malins, toute crise ne pourrait par définition que serévéler passagère et n'avoir qu'un impact limité sur l'économie.

Déni quasi absolu et contamination collective

C'est dans cette conjoncture marquée par un déni quasi absolu sur les capacités de nuisance des marchés que Minsky développa son hypothèse sur l'instabilité financière et démontra que les tourmentes économiques sont précisément issues et causées par les longues périodes de prospérité. Il décrivit ainsi des contextes où les privés et les entreprises se lancent frénétiquement dans des emprunts sans même avoir les liquidités suffisantes leur permettant de s'acquitter des seuls intérêts de leurs dettes, simplement justifiés par une spéculation misant sur une appréciation ininterrompue de leurs actifs. Un tel phénomène de contamination collective fragilise évidemment à l'extrême le système financier dès lors qu'un resserrement des taux, qu'un incident en général insignifiant voire qu'une simple étincelle pèse sur la valorisation de ces mêmes actifs, provoquant dès lors une avalanche de ventes forcées. La sur exposition de ces investisseurs, mettant à profit un effet de levier gigantesque dans le seul espoir que les valorisations ne fassent que grimper, exacerbe donc l'ensemble d'un système qui ne doit plus - un temps - sa prospérité qu'à de la dette.

Ce que cache la prospérité

Il est facile de comprendre pourquoi Minsky fut un mal-aimé de son vivant car ses conclusions sont fort troublantes. La stabilité économique porte en elle les germes de l'instabilité, car les périodes de grande fragilité ne font que faire écho aux périodes de prospérité. En effet, pourquoi ne pas emprunter encore et toujours plus lorsque la croissance semble insubmersible ? Dans une telle conjoncture, la tentation n'est-elle pas trop grande en effet chez les banques d'être moins regardantes en termes de critères dans l'octroi de crédits ? Les travaux de Minsky sur les effets pervers de la dette - pourtant essentielle dans la compréhension du processus de prospérité économique - furent néanmoins largement ignorés, pour réapparaître bien opportunément lors de la crise majeure des années 2007 et 2008. Aujourd'hui, en 2017, c'est à nouveau la course aux emprunts dans un environnement général de régulation qui tend à se relâcher. Du coup, l'ombre de Minsky s'estompe... jusqu'à la prochaine explosion.

___

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et Directeur Général d'Art Trading & Finance.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique", "Misère et opulence". Son dernier ouvrage : «Pour un capitalisme entre adultes consentants», préface de Philippe Bilger.

Sa page Facebook et Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »