La confiance, un marché de dupes ?

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Selon l'Ancien Testament, seul Dieu est digne de confiance. Tous les acteurs économiques ont confiance dans le dieu dollar, monnaie refuge.
Selon l'Ancien Testament, seul Dieu est digne de confiance. Tous les acteurs économiques ont confiance dans le dieu dollar, monnaie refuge. (Crédits : LEE JAE-WON)
IDÉES. La notion de confiance est difficile à cerner. Car ce qui paraît naturel et premier, entre les individus, c'est la méfiance et le doute.

La confiance ? Voici une notion qui semble aller de soi tant on l'emploie à tout bout de champ avec une sorte d'évidence. Pourtant, lorsqu'on essaie de définir exactement le concept, il est difficile à cerner. L'étymologie, latine, renvoie à confidere : cum, « avec », et fidere, « fier », autrement dit l'action qui consiste à remettre quelque chose de précieux à quelqu'un, en se fiant à lui. Accorder sa confiance ne va pas de soi, car la démarche n'est jamais totalement assurée du résultat escompté. Le risque d'être trompé demeure. Ainsi, en matière de sécurité, celui qui a la phobie de l'avion doutera toujours malgré les statistiques qui font de l'aérien le transport le plus sûr aujourd'hui, car le risque zéro n'existe pas.

De fait, si la confiance ne va pas de soi, en revanche la méfiance et le doute paraissent premiers, naturels. « Maudit l'homme qui compte sur des mortels », avertissait déjà le prophète Jérémie, dans l'Ancien Testament. Il ajoutait :

« Des lèvres, on offre la paix à son compagnon, mais dans le coeur, on lui prépare un guetapens ». À le suivre, ce qui est naturel chez les individus, c'est la tromperie. Seul Dieu est digne de confiance, et si l'on suit ses...

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a écrit le 08/07/2019 à 15:39 :
Formidable, d'ailleurs un gamin de 6ème aurait pu le dire...
a écrit le 08/07/2019 à 14:12 :
Pour restaurer la confiance entre les individus ce que dit cet article est fort juste.
Mais ce dont il est question le plus souvent dans un quotidien économique comme la Tribune, par exemple, dans l'article de Jean-Hervé Lorenzini, c'est la confiance vis-à-vis de l'avenir.
Pour cela, M. Jules, il faut proposer aux citoyens des objectifs que la plupart seront en mesure d'atteindre, individuellement ou collectivement. A cet égard, il est évident que l'idéal aujourd'hui répandu, qui consiste à avoir gagné sa place en haut de l'échelle sociale, ne peut être efficace. Et il sera de moins en moins efficace à mesure qu'il imprégnera les inconscients d'une part toujours plus grande des populations.
La concurrence a toujours existé, elle est la conséquence de l'estime dont chacun à besoin pour lui-même, et qui se nourrit notamment du regard de l'autre. Mais regardons les autres civilisation et observons notre passé. Nous y verrons que la concurrence se joua longtemps sur des terrains peut-être plus propices à la confiance, et peut-être surtout, sur des terrains plus variés.
Voyons donc ce qu'il y a à prendre dans notre passé et hors de nos frontières, et renouvelons-le.
https://l-homme-étudié.fr
a écrit le 08/07/2019 à 12:09 :
« Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient »
Toutes catégories confondues ce sont les hommes politiques pratiquement sans exceptions (tôt ou tard) qui mentent le plus et de loin, ils y trouvent même mille et une raisons.
- entendu lors de réunions politiques de tous bords : de toute façon ils ne comprennent rien à rien, ils s'en foutent, il faut leur caresser le dos dans le sens du poil, on leur dit ça pour leur faire plaisir, si on ne dit pas de c....., les autres en face ne vont pas se gêner, c'est le seul moyen de gagner, c'est pour la bonne cause, il faut bien dire quelque chose, plus le mensonge est gros plus il passe, un mensonge dit une fois est un mensonge, 100 fois c'est toujours un mensonge, 10 000 fois c'est une vérité Dr. Paul Joseph Goebbels . . .
et puis pour les journalistes : Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. Salvador ALLENDE.

et après ça vous êtes sûr de vouloir faire confiance au personnel politique et collatéraux ?
Réponse de le 11/07/2019 à 11:04 :
Indépendamment de toutes autre question on peut se demander pourquoi les dirigeants des «too big to fail» n’ont pas d’épées de Damoclès suspendues au dessus de leurs têtes, ne font l’objet d’aucunes poursuites et ne goûtent pas aux geôles de l’état Suisse même à titre conservatoire ? L’impunité de ces « irresponsables-non-coupables » doit cesser.
a écrit le 08/07/2019 à 9:31 :
" Ce n'est pas que tu m'ais menti qui me peine, c'est que je ne pourrais plus jamais te faire confiance" Nietzsche
a écrit le 08/07/2019 à 6:39 :
Ici, en Asie la confiance est une condition vitale pour faire des affaires.
On vous l'accorde assez facilement, mais il faut la meriter.
Ne pas regler ses dettes equivaut a un deshonneur.
a écrit le 07/07/2019 à 14:47 :
Éliminer la méfiance par des actes est primordial pour faire revenir la confiance! N'attendez que la confiance fasse le travail!
a écrit le 07/07/2019 à 11:51 :
Dieu(s'il existe) est peut-être digne de confiance, mais ses représentants sur terre, certainement pas.
a écrit le 07/07/2019 à 11:48 :
Dés que l'on se pose la question, c'est que la confiance n'est plus là!

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