Le Pen : pourquoi l’Europe a-t-elle peur du Frexit ?

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[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, pourquoi l’Europe a-t-elle peur du Frexit ?

En tête des sondages pour l'élection présidentielle, la candidate du Front national Marine Le Pen a dévoilé ce week-end son programme pour la France, et notamment ses promesses dans le domaine économique. Parmi celles-ci, la mise en place d'un « protectionnisme intelligent » et le rétablissement d'une monnaie nationale, 25 ans tout pile après la signature du traité de Maastricht, qui ouvrait la voie à la mise en place du marché commun et à une future monnaie unique : l'euro. Le Front national est-il parti pour desserrer les liens qui unissent les Européens ?

Pour en parler, Philippe Murer, conseiller économie et environnement de Marine Le Pen, Thomas Hanke, correspondant à Paris du quotidien allemand Handelsblatt, et Stéphanie Villers, économiste au groupe de protection sociale Humanis.

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Commentaires
a écrit le 12/02/2017 à 7:10 :
L'Afrique fait l'Union africaine de 55 pays sur un modèle inspiré de la zone euro avec à terme une monnaie commune, l'Amérique du Sud a son Mercosur etc et nous avons la dynastie le Pen à la fortune douteuse (détournement d'héritage) qui veut faire éclater l'Union européenne qui a mis 50 ans à se bâtir et qui est loin d'être achevée. Il est temps que les le Pen dégagent çà fait plus de 60 ans qu'ils nous bassinent de père en fille, nièce, mère, soeurs etc.
a écrit le 11/02/2017 à 19:16 :
Le front national ne sortira pas de l'UE, si vous voulez le tuer dites le aux français qui sont persuadés qu'il le fera.

Faudrait descendre de votre petit cercle et venir vivre avec les gens pour savoir comment est la réalité de temps en temps hein, parce que je pensais que les journalistes nous poussaient exprès dans les bras du fn mais en fait ils semblent tellement déconnectés des réalités que si ça se trouve ils pensent réellement bien faire...

Au secours.
a écrit le 11/02/2017 à 17:42 :
Pour éviter un Frexit, il est urgent de réformer l'UE. Pour commencer, harmonisation fiscale
pour les particuliers et les entreprises; harmonisation du code du travail et des charges payées par les employeurs. Frontières contrôlées et politique migratoire commune.
Une armée financée par l'UE. Sans ces réformes, l'UE va imploser , le protectionnisme
sera la règle. L'Angleterre a ouvert le chemin, nos technocrates Bruxellois sont avertis.
a écrit le 11/02/2017 à 14:00 :
Je ne voterai jamais pour le FN, jamais et tous les discours pro-france, franco-franchouillards, repli national etc... me donnent littéralement la nausée. non pas que je n'aime pas le pays dans lequel je vis, mais cette débauche de relents nationaux me rappellent les heures sombres de notre histoire européenne. je me sens européen et je veux garder ce lien avec nos états voisins, les développer afin que l'EU sorte grandie et renforcée.Le repli français sonnera le déclin total du pays et voter pour une bande de copains nostalgiques de Pétain et de la France d'avant n'est pas dans ma programmation. J'ose espérer que les autres Français auront pris la peine de bien réfléchir avant de voter pour cette personne qui je rappelle trouve Trump génial.
Réponse de le 11/02/2017 à 17:04 :
Si vous avez connu les heures sombres, on vous comprend! Mais il faut aussi comprendre que d'autres ont connu les 30 glorieuses!
Réponse de le 12/02/2017 à 8:45 :
@européen : mais on peut évidemment être pro-France ET pro-européen en même temps. Même quand l'UE demande à la France de rétablir ses comptes, de maîtriser sa dette, de faire des efforts de compétitivité pour rétablir une économie viable, ce n'est pas pour nous nuire. C'est parce que, UE ou non, notre état qui se veut omnipotent et n'est qu'impotent n'est pas viable en l'état. L'avenir montrera que le Brexit, au mieux, n'améliorera rien au Royaume-Uni (et au pire dégradera sensiblement les choses). Ainsi que l'a reconnu Farrage publiquement, il n'y aura pas un penny de plus pour le NHS qui est dans un état catastrophique, puisque les quelques possibilités budgétaires dégagées par la fin de la contribution nette britannique à l'UE seront bien insuffisantes pour couvrir le coût de la transformation du Royaume-Uni en paradis fiscal pour les entreprises.
a écrit le 11/02/2017 à 10:42 :
La peur du Frexit est tout le problème de Mr Schulz, et c'est bien pour cela qu'il a épinglé Marine Le Pen.

Le représentant du parti socialiste allemand, président du parlement européen, membre de l'union des fédéralistes européens, c'est à dire partisan du supra-nationalisme, attaque le représentant du parti national français. Pas question d'enquête judiciaire, d'investigations impartiales ou même de demande de justifications.
Rien à faire, il faut absolument salir cette opposition. M'étonnerait pas que des sous-marins bien de chez nous en soient la cheville ouvrière. Avec mama Merckel en réserve, la boucle est bouclée. L'exemple de la Grande Bretagne a été de trop et celà suffit.

C'est l'oukase irraisonné d'un fédéraliste allemand sur l'opposition au supra-nationalisme. Cela doit vraiment filer des boutons à pépère kapo Schulz (qualificatif employé à plusieurs reprises par plusieurs bords politiques) de s'apercevoir qu'un parti étranger menace cet ordre politico-économique qui renforce les pouvoirs des commissaires européens. Alors pas de quartier !

Mais... il risque tout simplement de braquer le citoyen lambda français qui pourrait bien boycotter la surfaite et très médiatisée « qualité allemande ».
C'est sûr que si l'on revenait à des échanges commerciaux plus équilibrés basés sur la réciprocité hors l'ultra libre échange, notre balance commerciale serait moins déficitaire : 20 milliards d'euros d'excédants en RFA, 73 milliards d'euros de déficit en France. C'est peut être cela qu'il veut maintenir pour consacrer du même coup le leadership allemand sur un continent, voir plusieurs. Serait ce son rêve de quatrième Reich ? Pas de sentiment, les affaires sont les affaires.

Cependant, qu'en est il des pratiques exercées par ce censeur. Sont elles aussi propres que ce qu'il réclame de l'opposition à ses idées. Il me paraîtrait tout à fait judicieux et normal qu'une enquête sérieuse soit diligentée aussi bien sur les pratiques de l'un que de l'autre.
Car sa façon de procéder me rappelle étrangement le comportement du tristement célèbre kapo d'un parti national socialiste pas si vieux que cela.
Pour un libraire amoureux des livres il a dû zapper un peu trop facilement sur le fait qu'un appel à une très haute probité ne peut être lancé que par un exemple de propreté immaculée. Bon nombre de biographies en font d'incontournables rappels et, triste époque, un candidat de la droite française l'avait lui aussi oublié.

Pour autant, tel que je l'ai déjà exprimé, quant aux conséquences d'une rupture complète, j'y vois de très fâcheuses difficultés.
Même si nous avons vécu avec nos francs jusqu'au 21° siècle sans que cela mette le pays en faillite, c'était dans un temps où nous n'étions pas aussi désindustrialisé par la mondialisation et le libre échange. A ce propos, merci l'UE de ne pas nous avoir protégé. Cela prouve tout de même bien qu'il faut vite revoir cette construction.

Aujourd'hui il est sûr que le programme FN est irréalisable en l'état pour une raison majeur toute simple.
Sortir de l'union et de l'euro pour revenir à une monnaie nationale coûterait extrêmement cher au pays et signifierait devoir rembourser des dettes à un taux d'intérêt crevant tous les plafonds sans pouvoir y arriver, se priver ainsi de ressources pour faire vivre et avancer le pays pendant longtemps, et importer à un cours très élevé tout ce qui ne serait pas produit intra-muros et qui serait vital à la vie quotidienne.
C'est d'autant plus préoccupant que le FN passe sous silence cet aspect problématique et ne chiffre rien.

Etant resté européen convaincu, je préfèrerais de beaucoup renégocier tous les traités qui nous enlèvent la souveraineté, en dénoncer certains et oeuvrer à la modification profonde de la construction en fixant des limites rigoureuses de compétences et de champs opératoires.
Ce que nous vivions avant Maastricht était beaucoup plus équilibré. Celà permettait de sélectionner les échanges en fonction des vrais besoins en respectant une règle de réciprocité. Ce fonctionnement était beaucoup plus sain.

Il est loisible de conclure qu'une solution moins aventureuse peut être trouvée et il existe au moins un autre candidat beaucoup moins controversé.
a écrit le 11/02/2017 à 10:13 :
Dans cette émission j’ai entendu dire par une adversaire de la sortie de la France de la zone Euro que la situation de la France dans la zone euro ne s’est pas aggravée, la preuve les taux de chômage n’ont pas vraiment varié depuis les années 90. Si vous remplacez des emplois détruits dans l’industrie par des emplois de fonctionnaires ou d’assistantes sociale, vous avez les mêmes taux de chômage mais il y a un problème, les emplois dans la production industrielle ou agricole sont d’une importance primordiale, ne serait-ce que pour la souveraineté d’un pays, et ce sont surtout ceux-là qui sont détruits en France (Patrick Artus: le 4 octobre 2016: La désindustrialisation de la France est inexorable») . Aujourd’hui on se félicité que, par miracle, après de nombreuses années de données décevantes la France ait pu en période d’alignement des planètes (baise du pétrole et des matières premières, baise de l’euro, politique ultra-accomodante de la BCE) créer, en 2016, 191.700 emplois marchands, mais en l’an 2000, au début de la zone euro, elle avait pu créer 600 000 emplois marchands (dixit François Lenglet) avec 10% de population en moins. Il y a des données statistiques qui démontrent que la France est un pays très affaibli par rapport à une période ne serait-ce que de 20 ans en arrière.

Pour revenir à l’objet du débat rien dans ce que propose Marine Lepen, ne permet à la France de sortir de la zone euro. Même si par miracle elle était élue président de la République, elle n’aurait pas de majorité à l’Assemblée nationale pour appliquer sa politique. Attendre un délai de 6 mois avant de consulter les français par référendum, mettrait la France, dans la période de 6 mois précédent cette échéance, en asphyxie financière totale et donc dans l’impossibilité de gagner le référendum sur la restauration des 4 « souverainetés », car il est facile de la mettre durant cette période en asphyxie financière totale, vous pouvez compter notamment sur la BCE pour cela. Si la ligue du Nord arrive un jour au pouvoir en Italie, son chef économiste, Claudio Borghi Aquilini, sortira l’Italie de la zone euro, dans les jours suivants son arrivée au pouvoir car lui a compris comment on sort de l’euro. Mais même avant que la ligue du nord arrive au pouvoir en Italie, on aura probablement, d’ici quelques années un retour à la crise des dettes souveraines dans la zone euro, malgré l’action de la BCE qui, pour l’instant, évite le retour d’une telle crise. Il suffit de regarder les taux à 10 ans actuels des différents pays de la zone euro dans une période où l’action de la BCE est à son maximum (taux négatifs et quantitatives easings de celle-ci) : Par exemple Taux à 10 ans de l’Allemagne : 0,320%, taux à 10 du Portugal : 4,115 %, de l’Italie 2,271%... Et vous extrapolez cela à une période où la BCE va devoir abandonner sa politique non conventionnelle et où les prix des matières premières vont remonter…
a écrit le 10/02/2017 à 20:23 :
Pourquoi vous confondez toujours l'Europe et l'UE qui n'est qu'une zone administrative?
a écrit le 10/02/2017 à 19:59 :
Le Pen est pro Union européenne, elle le dit et contre le monde arabe, elle le dit, aussi. Beaucoup de gens n' ont toujours pas compris sa posture savamment ambigüe sur l' Union européenne, c' est dommage sachant que plus de 80 % de son fond de commerce la croit anti. Dès lors et sans FREXIT, no alternative, il conviendra d' accepter de se faire syriser .

C' est ce rôle de faux opposant, de parti leurre entretenu médiatiquement depuis trop longtemps qui permet d' occulter le parti authentiquement favorable au FREXIT ..

Un Syriza.

https://www.upr.fr/actualite/syriza-etait-bien-un-leurre-europeiste-lupr-avait-raison-sur-tout
Réponse de le 10/02/2017 à 20:27 :
Par défaut on prendra quand même un opposant plutôt que de rester dans cette situation!
a écrit le 10/02/2017 à 19:14 :
On peut être pour ou contre le FN mais écouter M. Murer c'est être au cirque pas dans une émission économique. Un pitre dont je ne comprends que Mme Le Pen donne voix à ce personnage à moins qu'elle n'est autre que la médiocrité à présenter.
Réponse de le 11/02/2017 à 17:09 :
Le délire de sortie de l'euro du FN est parfaitement démonté.

- Les petits épargnants seraient spoliés alors même que les "élites" patriotiques du FN ont déjà quitté le navire (Papi a caché son magot en lingots en Suisse) prouvant au passage qu'ils ne croient même pas ce qu'ils disent !
- Les consommateurs, vous et moi, subiraient une perte de pouvoir d'achat énorme liée au renchérissement des importations (dévaluation monnaie 30% + taxe 3% import) sans gain d'exports car les mesures de rétorsions seront immédiates (et que le pb est le niveau de gamme de notre offre produit plus que le prix - et que de toutes façons ce ne sont pas les mêmes acteurs économiques qui sont tenants et aboutissants des impacts imports/exports).
- Notre dette euros portée à 60% par des étrangers gonflerait illico de 500 Mds€ sans rien faire (+ 20 points à 115% PIB Merci MLP!). Philippe Murer tente un parallèle hasardeux avec le RU puisque celui-ci ne change pas de monnaie : un tel amateurisme autour de MLP, ça fait peur pour la France !

Le Nobel d'économie Stiglitz parle d'une sortie de l'euro c'est vrai, mais pour l'Allemagne SEULE parce qu'elle ne joue pas le jeu du recyclage de ses excédents (250 Mds €).

Le FN, c'est un cocktail d'incompétence économique et de "cynisme décomplexé" sur fond de valeurs pourries.
Une aventure à oublier si intérêt général veut encore dire quelque chose...
Réponse de le 11/02/2017 à 19:48 :
Les partisans d'une sortie de l'Euro (dans son dispositif actuel) peuvent se trouver dans tout l'éventail politique, il faut le rappeler, même si beaucoup se montrent discrets. Quant au montant de la dette qui serait multiplié du fait d'une dévaluation par rapport à d'autres monnaies (mais aussi d'une réévaluation par rapport à d'autres) ce MYTHE est dénoncé depuis longtemps (même si c'est occulté car présenté comme "technique") : 90% de cette dette étant libellée en Droit Français, elle serait remboursable dans la nouvelle monnaie, sans incidence sur notre budget ; seuls (ou principalement) les créanciers allemands seraient lésés, à hauteur de la dévaluation, juste retour de situation puisque leurs excédents sont grandement favorisés par la monnaie unique.
Par rapport à la sortie de l'Euro rappelons aussi la proposition (venant d'économistes de tous bords) de passer d'une monnaie UNIQUE à une monnaie COMMUNE. On est prié de se renseigner.

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