Entreprises cotées : une vague de recrutement d'administratrices

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(Crédits : DR)
Les conseils d'administration des sociétés cotées devront être composés de 40% d'administratrices indépendantes, le premier janvier 2017. Il est temps d'agir! par Lucille Desjonquères directrice générale de Leyders Associates, et Michel Dumont président de Leyders Associates

Le recrutement d'administratrices indépendantes pour atteindre 40% au 1er janvier 2017 doit s'envisager dès aujourd'hui. La loi no 2011-103 du 27 janvier 2011, renforcée par la loi du 4 août 2014, relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance des sociétés cotées et à l'égalité professionnelle, dite loi Copé-Zimmermann, prévoit une proportion de femmes de 20% en 2014 et 40% en 2017.

Ces quotas ont été également fixés à 40% au 1er janvier 2017 pour les conseils d' administration et de surveillance des entreprises non cotées de plus de 250 salariés et de plus de 50 millions de Chiffre d'Affaires.
En cas de non-respect de la loi, les sanctions prévues sont la suspension temporaire du versement des jetons de présence, la nullité des nominations prises par un conseil non conforme et la possibilité d'être écarté (depuis le 1er décembre 2014 pour les sociétés de plus de 50 M€ de CA) des appels d'offres publics.
La fonction publique est également concernée par cette évolution depuis le vote de la Loi Sauvadet le 12 mars 2012 qui prévoit entre autres des dispositions relatives à la lutte contre les discriminations.

Une prise de conscience sociétale et internationale

Cette féminisation reflète une évolution profonde de notre société. La plupart des entreprises ont sensiblement progressé sur ce sujet, conscientes que la mixité est un facteur de performance. Cependant, le chemin est encore long et requiert un engagement fort des membres des conseils, des assemblées générales. L'Allemagne a également récemment mis en place des quotas (30% en 2016) et l'Angleterre encourage fortement les sociétés britanniques à se responsabiliser sur le sujet sous peine de mettre en place des sanctions.
Au-delà des prescriptions législatives, il apparaît de plus en plus clairement dirigeants qu'un meilleur équilibre hommes/femmes est facteur de performance et d'exemplarité ; la féminisation des conseils est une occasion de repenser la gouvernance des sociétés, d'améliorer le fonctionnement du conseil, et, plus globalement de dynamiser l'entreprise et l'image qu'elle renvoie.

Le défi de Leyders Associates depuis 2013 - Identifier - approcher - valider des centaines de candidates non visibles et pourtant parfaitement éligibles pour des mandats d'administratrices indépendantes.
Constitué avec beaucoup de soin, ce vivier comporte près de 1 000 profils de femmes de haut niveau, d'origines diversifiées, en termes de parcours professionnel, compétences, secteur d'activité, nationalité etc. Sous le plafond de verre, des femmes de talent sont prêtes à aider les entreprises à relever les défis de demain en participant efficacement à leurs Conseils.
Cette mixité et également recherchée par des sociétés non assujetties aux quotas (start-up, PME, fonds d'investissement), dont les dirigeants considèrent l'enrichissement de leur gouvernance comme une opportunité.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2015 à 13:11 :
Du Pipo encore du pipo🎷🎻 c est là consanguinité a tout les niveaux et la soit disante mixité n arrange rien ! Le critère de compétence n est jamais le moteur dans ce domaine ! Ex carrefour !!!

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