Soutenir la vape pour mieux lutter contre le tabagisme

OPINION. La cigarette électronique est trop souvent considérée comme un produit dérivé et non pas comme un outil de sevrage de tabac. Si on veut éradiquer le tabagisme, il faut le faire à travers l'offre de solutions alternatives aux consommateurs. (*) Par Michael Landl, Directeur général de la World Vapers Alliance (1)

3 mn

(Crédits : Reuters)

Voilà près de deux ans que le monde se mobilise dans la lutte contre la Covid-19. Mais en tant que Président de la World Vapers Alliance, notre combat est constamment dirigé contre un autre fléau, qui est tout autant, si ce n'est davantage meurtrier : le tabagisme, source de nombreux cancers et de maladies évitables. Cet été, la World Vapers Alliance s'est mobilisée pour partir à la rencontre des vapoteurs d'Europe, et récolter leurs témoignages. Barcelone, Milan, Lyon, Berlin, et bien d'autres encore... Notre but était de comprendre leurs histoires, et faire entendre leurs voix devant les responsables publics.

95% moins nocif

Depuis son introduction sur le marché européen en 2012, la part de vente de cigarettes s'est effondrée de façon continue et plus importante chaque année. En outre, de plus en plus d'études démontrant le coût-bénéfice positif de la vape par rapport à celui de la cigarette viennent s'ajouter aux témoignages des consommateurs. Selon le ministère de la Santé britannique, fumer une cigarette électronique est 95% moins nocif que fumer des cigarettes traditionnelles. C'est pourquoi nous sommes convaincus que le vapotage, notamment grâce à son utilisation modulable, permet aux fumeurs de  se responsabiliser dans leur consommation. Selon nous, c'est cela même qui fait de la cigarette électronique la première solution pour arrêter de fumer, devant les patchs et autres substituts nicotiniques.

Environ 28% des Européens fument, en France, ils sont 11,4 millions. Chaque année, en France, 75.000 personnes meurent d'un cancer ou de maladies cardiovasculaires liées au tabac. 3,5 millions de Français souffrent de bronchites chroniques. Selon Bertrand Dautzenberg, professeur de pneumologie à la Pitié-Salpêtrière, non seulement la cigarette électronique en usage exclusif est moins dangereuse que la cigarette classique, mais elle aide des millions de fumeurs à arrêter. Comme nous, il regrette que la vape ne soit pas considérée comme un substitut nicotinique et qu'il y ait en France aussi peu d'études à ce sujet.

Réfléchir aux substituts

Le jugement moral sur les addictions encore trop souvent de vigueur en Europe empêche les décideurs publics de réfléchir aux substituts, au point de priver les concernés d'outils de sevrage. Au contraire, pour préserver la santé physique et mentale des personnes souffrant d'une addiction au tabac, il faut leur donner un accès à un panel de solutions aussi large que possible.

Il serait donc opportun qu'en novembre, à l'occasion de la COP9 et du débat au parlement européen sur la directive des produits dérivés du tabac (DPDT), les parlementaires considèrent enfin la cigarette électronique comme un outil de sevrage de tabac et non comme un produit dérivé qu'il faudrait combattre.

C'est pourquoi nous avons fait une halte à Lyon, ville natale de la députée Véronique Trillet-Lenoir, présidente de la Commission de la lutte contre le Cancer au Parlement européen. En effet, nous avons souhaité l'interpeller sur le potentiel de la cigarette électronique en tant qu'outil de désaccoutumance. Nous espérons qu'elle saura voir les opportunités de santé publique que la vape offre. Pour nous, c'est une évidence : la lutte contre le tabagisme doit se faire primordialement à travers l'offre de solutions alternatives aux consommateurs. Il serait contradictoire de faire autrement. C'est pourquoi soutenir la vape, en tant qu'outil de sevrage, est l'une des meilleures façons de lutter contre le tabagisme. Les décideurs politiques mondiaux doivent entendre ce message. Seulement ainsi pourrons-nous, peut-être, voir advenir la première génération sans tabac.

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(1) La World Vapers Alliance est une association internationale de défense des vapoteurs, qui représente plus de 15.000 vapers dans le monde et 25 associations de consommateurs

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Commentaires 6
à écrit le 24/11/2021 à 16:02
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Non et non F... De... G... La vaporette présente autant de risques que la cigarette... Pas les mêmes, plus sournois !! Il faut arrêter quand on peut, pas de culpabilisation avant et pas de passage par ce genre de méthode... Volonté seule pour qui ...

à écrit le 24/11/2021 à 15:32
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L'alcool contenu est très irritable pour les bronches

à écrit le 16/11/2021 à 1:51
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Par 2 fois j'ai essayé mais dès la 1ère bouffée une quinte de toux, donc je n'ai pas retenté

à écrit le 07/11/2021 à 3:57
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Le tabac tue et arrêter d'un seul coup et la meilleure façon de faire. Tous autres produits tuent aussi.

à écrit le 05/10/2021 à 14:12
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Le tabac bio également serait beaucoup moins nocif.

à écrit le 05/10/2021 à 12:35
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"les parlementaires considèrent enfin la cigarette électronique comme un outil de sevrage de tabac et non comme un produit dérivé qu'il faudrait combattre" le lobby a mal travaillé ? Il n'a pas pu faire perdurer les critiques trop longtemps ? Le tab...

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