Les meilleurs gérants ont fait preuve de sang froid et de bon sens

Avec son classement, l’agence d’information financière Citywire a fait sienne la formule de Jean Bodin : "il n’est de richesse que d’hommes". L’agence londonienne analyse en effet non pas le parcours des fonds, mais celui des gérants. Au total, Citywire a ainsi passé au crible 1.200 professionnels aux commandes de 2.300 fonds vendus en France. En les suivant sur la durée - trois ans, les performances étant arrêtées au 31 décembre -, elle dispose de performances qu’elle pondère du risque pour concocter un classement des gérants européens, disponible sur citywireselector.com. Cette démarche a permis a Citywire d’identifier, parmi les 100 premiers, 36 gérants travaillant dans des sociétés de gestion françaises. Les trois premières places, au niveau hexagonal, comme européen, sont occupées par Andrzej Kawalec, Romain Burnand et Thomas Perrotin, trois gérants de Moneta AM : la consécration d’une gestion collégiale basée sur l’analyse fondamentale des sociétés. On retrouve un peu plus loin dans le classement (cliquer ici pour accéder au classement) d’autres noms comme ceux de Pascal Riégis d’Oddo AM, de Lucile Loquès de Covea Finance (qui ne souhaite pas mettre en avant une personne), de Philippe Desurmont de SMA Gestion, de Frédéric Leroux de Carmignac Gestion (voir les portraits de ces trois gérants). Le point commun de ces gérants: avoir su maintenir le cap de leur gestion avec rigueur et bon sens au travers des différents cycles. Ils ont ainsi pu maîtriser leurs risques au plus fort de la tempête boursière. Pour la suite, la prudence reste de mise.  "Les agents économiques se sont beaucoup endettés ces dix dernières années, il faudra plusieurs années pour corriger ces excès", estime Pascal Riégis qui privilégie les valeurs capables de faire face au fort ralentissement économique, "les entreprises remplissant une fonction vitale pour l’économie, disposant de bilans sains, susceptibles de conserver des marges bénéficiaires, y compris celles appartenant à des secteurs cycliques". Une position que partage Romain Burnand : "Nous ne savons pas quelle sera l’ampleur exacte de la crise, aussi mieux vaut gérer comme si celle-ci devait durer longtemps tout en restant présent dans le marché. Dans l’hypothèse où la situation venait à s’améliorer plus rapidement que prévu, ce serait une bonne nouvelle dont bénéficieront les firmes les plus solides". Frédéric Leroux apporte une note d’optimisme. Il estime que divers éléments militent pour la reprise d’une tendance haussière au cours des prochains mois avec, toutefois, la persistance d’une forte volatilité. "Les marchés ont montré des signes de capitulation sur certaines valeurs d’envergure. Et, d’un point de vue économique, la consommation devrait être aidée par la désinflation, ce qui impliquera une reconstitution progressive des stocks et stimulera la croissance. Et les effets des différents plans de relance vont se faire sentir", anticipe-t-il.

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