LaTribune.fr - L'apprentissage, un moyen de financer ses études

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Si pour vous apprenti rime avec artisan, vous avez tout faux: depuis quelques années, l'apprentissage est de plus en plus prisé des étudiants. Des formations du supérieur de type master proposent ce statut, tout comme des écoles de commerce (l'Essec ou Sup de co Reims par exemple) et d'ingénieur (le Cnam notamment). Le dispositif fonctionne sur le principe de l'alternance: l'étudiant se forme en même temps à l'université ou à l'école et en entreprise. À l'issue de ses études, l'apprenti décrochera le même diplôme que ses camarades non apprentis, mais avec une expérience professionnelle en plus. Contrairement au stage, qui ne bénéficie pas de statut clair, l'apprentissage répond à des conditions très strictes. Pour pouvoir profiter du dispositif, il faut être âgé de 16 à 25 ans, et préparer un diplôme qui l'intègre dans le cursus. En outre, un jeune pourra bénéficier du statut d'apprenti pour une durée de 6 mois à 3 ans selon le niveau d'études, qui va du CAP au titre d'ingénieur. Si toutes ces conditions sont remplies, l'apprenti signe un vrai contrat de travail avec son entreprise, et bénéficie d'un statut de salarié avec tous les avantages qui s'y rattachent, mais aussi les mêmes obligations. Dernier point, les apprentis sont payés selon une grille de salaire déterminée, la même pour tous. Elle varie de 25 % à 78 % du Smic (1.308,88 euros brut pour 151,67 heures de travail) selon l'âge et la progression dans le cycle de formation. Enfin, les salaires des apprentis sont totalement exonérés de charges sociales salariales, donc, pour eux, le salaire net est égal au salaire brut.

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