LaTribune.fr - Trois solutions pour protéger votre portefeuille de l'inflation

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La chute drastique du prix du baril de pétrole a temporairement fait reculer les craintes inflationnistes. Pour autant, "l'ère de la désinflation que nous avons connu dans les années 90 est révolue. Nous nous dirigeons vers une nouvelle période marquée par moins de croissance et un peu plus d'inflation", prédit Michel Martinez, directeur adjoint de la stratégie et de la recherche économique chez SGAM (Société Générale Asset Management), qui prévoit en France une inflation moyenne de 3,7% pour 2008, et de 2,6% en 2009. Comment dès lors se protéger de l'ennemi des cours boursiers? Trois propositions s'offrent aux détenteurs de valeurs mobilières. Les obligations indexées sur inflation sont à favoriser en premier lieu. Crée il y dix ans, ce produit permet un remboursement à échéance adossé à la montée des prix, tout en gardant, à l'instar des obligations traditionnelles, sa sensibilité à l'évolution des taux. "Elles sont un instrument précieux de diversification et améliorent considérablement le profil rendement/risque des investisseurs à long terme" explique Cyril Colmont, responsable du développement pour la gestion obligataire chez AXA IM. Sur le moyen terme, 10% à 20% du portefeuille peuvent ainsi y être consacrés. "On peut monter jusqu'à 30% pour un horizon d'investissement plus long, de 5 à 7 ans", conseille de son côté le directeur des gestions obligataires et monétaires de SGAM, Eric Brard. Autre moyen de gérer les risques inflationnistes: accompagner la hausse des taux d'intérêts au travers de fonds monétaire de performance absolue. "Le marché des devises a été extrêmement performant ces dernières années", note Eric Brard, qui souligne la performance du fonds maison (SGAM Invest Total Return Forex): +15% sur trois ans. Pour les plus aguerris, le placement d'une partie de son épargne dans des fonds de hedge funds permet également d'apporter un peu de stabilité quelque soit l'environnement, y compris inflationniste. Enfin, opérez une sélection sectorielle de vos valeurs. SGAM privilégie ainsi les valeurs du luxe où l'élasticité des prix d'une part, et la barrière à l'entrée pour les nouveaux concurrents, sont très fortes. "Acheter une Ferrari 350 ou 370.000 euros ne fait guère de différence pour la clientèle", résume Erix Turjeman, directeur des gestions actions de SGAM. Ce dernier parie en outre sur les entreprises européennes en expansion, profitant du développement des marchés émergents, et le secteur des énergies alternatives. "Je dirais presque que l'inflation - du fait de la montée des matières premières - est positive pour ces valeurs, les entreprises cherchant de nouvelles sources d'énergie, plus économiques", souligne Eric Turjeman. En résumé, favorisez une approche dite "core-satellite" permettant une gestion plus souple de vos actifs. Sur le court terme, autour de votre coeur de portefeuille, augmentez votre part de monétaire, gonflez légèrement votre pôle alternatif, stabilisez le segment actions et allégez vos obligations traditionnelles au profit d'obligations indexées sur l'inflation.

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