Les autorités kényanes ont récupéré 3 milliards de shilling, soit 29,1 millions de dollars d'actifs, perdus dans des affaires de corruption, a fièrement annoncé à Nairobi ce jeudi Henry Rotich, Secrétaire du Cabinet national du Trésor.
D'après la même source, il s'agit d'argent détourné dans le cadre d'affaires qui ont récemment secoué le pays dont le fameux « chickengate ». Il s'agit d'un gros scandale qui a fait l'actualité kényane pendant plusieurs mois suite aux poursuites et incarcérations par un tribunal londonien des directeurs de l'imprimerie britannique Smith et Ouzman pour avoir payé aux fonctionnaires kényans des pots-de-vin de plus 300 000 euros en échanges de contrats d'impression de bulletins de vote entre 2008 et 2010.
La corruption est en effet la gangrène de l'économie kényane. Bien que le pays s'érige en modèle africain dans biens de domaines, particulièrement celui de la technologie, fintech, ..., le boulet de la corruption a toujours été source de critiques envers le gouvernement local. Une réalité qui obscurcit l'apparition de ce pays d'Afrique de l'Est sur les radars internationaux. Dans le dernier indice de perception de la concurrence publié en janvier dernier par l'ONG internationale Transparency en effet, le Kenya fait partie des mauvais élèves, classé 145ème sur 176 pays à travers le monde.
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Il y a trois semaines, le nouveau chef anti-corruption, Philip Kinisu, tirait encore la sonnette d'alarme affirmant que l'Etat kényan perd chaque année un tiers de son budget, soit l'équivalent de 6 milliards de dollars, à cause de la corruption. Et si les 29,1 millions de dollars fraîchement récupérés restent insignifiants face aux dégâts financiers et économique de la corruption, les autorités considèrent l'opération comme un pas en avant non négligeable.
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