« Un détachement de sécurité de l'Etat Islamique a perpétré une attaque hier à Minya, visant un bus transportant des coptes ». C'est via ce communiqué lapidaire et cruel diffusé via Amaq, son agence de propagande, que Daesh a revendiqué la signature de l'attentat de ce vendredi contre un bus transportant des coptes dans la ville de Minya, au sud de l'Egypte.
Au moment de la revendication de l'attaque, les familles endeuillées assistaient aux funérailles des 29 personnes dont de nombreux enfants qui ont perdu la vie dans une attaque armée de leur bus criblé de balles. La branche égyptienne de l'Etat islamique qui opère depuis le Sinaï, s'attaque régulièrement à des chrétiens coptes quand elle ne lance pas des appels au meurtre de membres de cette communauté.
L'attaque de Minya est la dernière d'une longue série d'attentats contre cette minorité religieuse qui ne représente que 10% des 92,2 millions d'Egyptiens majoritairement musulmans et sunnites. Après les attaques de Tanta et d'Alexandrie en avril dernier, l'attaque de Minya est la troisième en moins de deux mois qui vise les coptes, cibles régulières d'actes de discrimination religieuse.
Dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme, le gouvernement égyptien qui avait décrété l'état d'urgence à la suite du double attentat d'avril, a mené des frappes préventives contre des camps d'entraînement jihadistes situés à Derna en Libye. Ces camps abriteraient des milices de Daesh proches d'Al Qaïda parmi lesquels Daesh puiserait ses recrues.
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Plus loin dans sa lutte antiterroriste, la justice égyptienne a déféré devant des tribunaux militaires, 48 personnes soupçonnés de diriger ou d'appartenir à "deux cellules" rattachées à l'EI et d'avoir suivi « un entraînement militaire dans des camps de l'EI, en Libye et en Syrie ».
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