Dans les couloirs de la State House de Nairobi ce vendredi, le silence sera certainement de rigueur. La Cour Suprême kényane a annulé ce vendredi les résultats de la présidentielle du 8 août dernier qui donnait pour vainqueur le président sortant Uhuru Kenyatta. Celui-ci s'est dit en «désaccord» avec la décision vendredi de la Cour suprême d'invalider l'élection présidentielle du 8 août, tout en affirmant la «respecter», lors d'une adresse en direct, ce 1er septembre, sur les chaînes de télévision.
Selon le président de la Cour suprême, David Maraga, ce scrutin «a été marqué par des irrégularités flagrantes ayant affecté l'intégrité des élections».
La plus haute juridiction du pays réclame désormais l'organisation de nouvelles élections dans un délai de 60 jours.
À lire également
Cette décision fait suite à la requête de l'opposant Raila Ondiga, malheureux perdant de cette élection, et son compagnon de course, Stephen Kalonzo Musyoka, déposée le 18 août dernier après la proclamation des résultats. En acceptant cette requête et en donnant aux enquêteurs de l'opposition l'accès aux serveurs de la commission électorale, cette semaine, la Cour suprême dessinait déjà les contours d'un revirement de la situation.
En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?
A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel
« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »
Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique