Les participants au Sommet Afrique-Israël devront attendre au-delà d’octobre. Très attendu sur le Continent comme dans l’Etat hébreu, l’événement vient d’être reporté. Officiellement, le Togo, pays hôte, et Israël expliquent le report par un besoin de mieux préparer cette grand-messe israléo-africaine. Officieusement, le front social tendu à Lomé et les réticences de certains pays africains à accueillir ce sommet sur le continent, ne sont pas étrangères à cette décision.
« Suite à la demande du Président du Togo et après des consultations mutuelles avec le Premier ministre, il a été décidé de reporter la tenue du sommet Afrique-Israël, qui devait avoir lieu à Lomé en octobre, à une date convenue d'un commun accord »,écrit le communiqué de la diplomatie israélienne daté du lundi 11 septembre.
« Le président du Togo a souligné que des préparatifs élaborés sont nécessaires pour garantir le succès de l'événement »¸détaille le texte. Officiellement donc, le Togo a besoin de plus de temps pour préparer cette grand-messe sur le Continent.
Contactée par La Tribune Afrique, l'Ambassade de l'Etat hébreu à Dakar demande de s'en tenir aux raisons évoquées par le communiqué et écarte toute autre raison officieuse ou sibylline pour expliquer le report. Et pourtant, difficile de ne pas voir un parallèle entre la concomitance entre les manifestations à Lomé et l'annonce du report du Sommet.
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Dans le rush des grandes puissances vers le Continent, Israël vient y concurrencer des pays comme la Chine, la France, la Turquie et même le Maroc. Mais l'Etat hébreu arrive avec un sérieux handicap. Même si l'Etat hébreu peut compter sur ses bonnes relations avec le Rwanda, le Kenya, l'Ouganda ou encore l'Éthiopie que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien a visité à l'été 2016, une douzaine de pays africains ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël.
La récente « renormalisation » des relations avec le Sénégal après un épisode de clash retentissant, avait fait revenir Israël sur la scène africaine. Mais les réticences des autres pays africains ne sont pas pour autant levées. Ce report du sommet devrait être une manière de reculer pour mieux sauter.