« Bienvenue sur le compte Twitter officiel du président élu du Liberia», tweete lapidairement un compte du réseau social au nom de George Weah, apparu au lendemain de la présidentielle 2017 au Liberia.
Dans l'attente de connaître le visage parmi la vingtaine de candidats qui devrait succéder à Ellen Johnson-Sirleaf, les réseaux sociaux ont choisi le nom de l'ancien ballon d'or comme président élu du Liberia pour les six prochaines années.
A la viralité des messages de félicitations, vient désormais s'ajouter une série d'articles de presse qui ont vite fait de glisser la légende footballistique des stades vers le fauteuil présidentiel de l'Executive Mansion. Investi sur la feuille de match électorale par le Congrès pour le changement démocratique (CDC) face à 19 autres candidats, l'ancien sociétaire du PSG et de l'AC Milan faisait office grand favori.
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Son programme axé sur l'accès à l'éducation et à la santé, l'amélioration des services publics et la lutte contre la corruption, devrait faire de lui le premier descendant d'autochtone à tenir les rennes du pays. Face à Joseph Boakaï, l'ancien vice-président, perçu comme un héritier du système et du bilan pas très reluisant d'Ellen Johnson, George Weah a aussi à mettre à profit son image très populaire auprès des jeunes de « self-made man », formé sur le terrain politique par ses échecs.
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Et pourtant, cette annonce enthousiaste de l'élection de George Weah ne revêt encore aucun cachet officiel. Sur son site, la commission électorale libérienne prévoit la publication des résultats, le 25 octobre prochain, soit 15 jours après le vote.
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De l'analyse de plusieurs spécialistes, malgré la popularité de la star du football, un second tour pourrait départager George Weah et Joseph Boakaï, dû à l'émiettement des voix entre le marathon des candidats. La tâche pourrait être plus ardue pour le footballeur à la retraite avec le jeu des alliances. En attendant une annonce officielle de la commission électorale, les réseaux sociaux tiennent déjà leur président . Et ils ne sont pas prêts à jouer les prolongations.
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