Le Niger s'apprête à accueillir un nouveau détachement militaire étranger, qui s'ajoutera aux contingents américain, français et allemand. Le gouvernement italien vient en effet d'annoncer son intention de proposer au parlement le redéploiement d'une partie du contingent italien actuellement en opération en Irak vers le Niger.
Voulu par Paolo Gentiloni, Premier ministre italien, ce transfert de troupe visera à lutter contre le traite humaine et le terrorisme. L'évolution de la situation militaire en Irak et la libération d'une majeure partie du territoire devrait permettre à Rome de réduire sa présence militaire sur place. Au plus fort de l'offensive jihadiste sur le Nord de l'Irak, l'état-major italien a pour rappel déployé 1.400 hommes dont une partie devait assurer la sécurité du barrage de Mossoul en 2015.
« Nous devons continuer à travailler en concentrant notre attention et notre énergie sur la menace du trafic et du terrorisme au Sahel. Pour cette raison, une partie de nos forces en Irak sera déployée au Niger dans les prochains mois, c'est la proposition que le gouvernement fera au parlement », a déclaré le Premier ministre italien en marge d'une visite à bord du navire de guerre italien Etna, déployé en Méditerranée dans le cadre de l'opération « Sophia » qui vise à lutter contre l'immigration illégale.
Pour l'heure, aucune précision n'a été apportée sur le nombre de soldats que devra comporter le contingent qui serait envoyé au Niger. La presse italienne avance de son côté « au moins 470 hommes », dont le déploiement s'inscrirait dans le cadre d'un engagement pris envers le président français Emmanuel Macron.
Cette demande de l'Elysée vise à renforcer la force G5 Sahel composée des armées malienne, mauritanienne, nigérienne, burkinabé et tchadienne, officiellement lancée en octobre dernier pour faire face aux groupes armés qui pullulent dans la zone. Le président Macron a pesé de tout son poids pour donner un coup de fouet à la création, formation et financement de cette force.
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Paris a par ailleurs organisé un sommet dédié à l'appui de cette force le 13 décembre dernier en présence des représentants de 5 pays, notamment l'Allemagne, l'Italie, l'Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis. L'objectif pour l'Elysée est de renforcer la force ouest-africaine, de manière à ce qu'elle puisse prendre la relève à moyen terme de la budgétivore force « Barkhane ».
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Selon la presse locale, le parlement italien qui devrait être officiellement dissous avant la fin de cette année pour les élections prévues pour mars prochain. En attendant la tenue des élections législatives le parlement pourra se réunir pour « l'administration ordinaire » et pourrait ainsi approuver la demande de Gentiloni pour le redéploiement du personnel militaire de l'Irak vers le Niger.
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