Cristina M. Barreira : « Les amis du Togo ne veulent pas voir le pays sombrer dans la spirale de l'incertitude »

Togo manifestations opposition
Reuters

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Partenaire du Togo, l'Union européenne (UE) est préoccupée par la crise politique qui secoue le pays depuis août 2017. Ce mercredi à l'occasion de la Journée de l'Europe, la représentation de l'Union à Lomé a invité l'ensemble des protagonistes à accorder la priorité à l'intérêt de la nation lors du dialogue.
Devant des représentants du gouvernement togolais comme Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique et porte-parole du gouvernement ; de l'opposition comme Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la coalition de l'opposition ; du clergé, comme Mgr Dénis Amouzou-Dzakpa, archevêque de Lomé, la responsable européenne a souligné que «les amis du Togo ne veulent pas voir le pays sombrer dans la spirale de l'incertitude».
«L'Union européenne suit de très près l'évolution de la situation actuelle au Togo. Ensembles avec le Groupe des Cinq, nous saluons et accompagnons les efforts des facilitateurs et de l'ensemble des pays de la région», a poursuivi Cristina Martins Barreira.
Dans son intervention, la cheffe de la représentation européenne à Lomé a tenu à rappeler les relations entre son institution et le Togo, assurant ainsi de la disponibilité de l'instance européenne à accompagner le processus du dialogue.
Avec le Togo, l'UE a «une relation de longue date et elle a toujours été à ses côtés mêmes dans les moments les moins faciles», a rappelé Cristina Martins Barreira. «C'est une coopération à long terme, basée sur des valeurs et des intérêts que nous partageons. L'Union européenne ne cesse de travailler avec tous les partenaires et aux côtés de tous les Togolais pour apporter son appui au développement socio-économique et à la stabilité du Togo, pour une croissance économique inclusive et équilibrée. En résumé, pour une nation togolaise forte, prospère et apaisée », a ajouté la diplomate.
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Présent à la cérémonie, le ministre togolais de la Planification et du développement, Kossi Assimaïdou, a indiqué pour sa part que le gouvernement voyait d'un bon œil la disponibilité constante et l'engagement renouvelé de l'UE à accompagner le Togo dans ses efforts «à s'enraciner dans la démocratie, à œuvrer à la préservation des acquis et à consolider les actions économiques et fiscales, en vue d'assurer le bien-être de la population togolaise».
Rappelons que la crise togolaise oppose le pouvoir et l'opposition sur des questions de réformes constitutionnelles. L'opposition réclame entre autres, le retour à la Constitution de 1992. Celle-ci est censée empêcher le président Faure Gnassingbé -au pouvoir depuis 2005- de briguer à un quatrième mandat.
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