C'est dans une ambiance très solennelle que le président Abdel Fattah Al-Sissi a prêté serment ce samedi 2 juin devant le Parlement. Lors de la cérémonie retransmise à la télévision nationale, le locataire du Palais d'el-Orouba au cours des quatre prochaines années, a renouvelé son engagement à servir la nation et les Égyptiens. Réélu en mars dernier avec plus de 97% de suffrages exprimés, Fattah Al-Sissi aura plusieurs dossiers chauds à attaquer. Parmi les priorités : l'économie.
Après plusieurs années de crise, l'Egypte se reconstruit. La situation actuelle est telle que le FMI félicite le gouvernement des efforts consentis dans le cadre de son programme de réformes économiques, lesquelles ont notamment permis d'alléger les dépenses de l'Etat.
Jusqu'ici en effet, Le Caire a déjà procédé à la réduction des subventions sur le carburant et l'électricité, l'imposition d'une taxe sur la valeur ajoutée et le passage vers un régime de change flottant de la monnaie locale. Et le pays est contraint de poursuivre les efforts dans ce sens entièrement bénéficier de l'appui financier du FMI de 12 milliards de dollars dont l'institution de Breton Woods étudie actuellement un nouveau décaissement de 2 milliards de dollars. Dans ce sens, le président Fattah Al-Sissi devra lancer prochainement une nouvelle réduction des subventions sur le carburant.
L'autre dossier que le président égyptien devra suivre de près est celui de la dette extérieure. Celle-ci a atteint les 82,9 milliards de dollars au deuxième semestre 2017, soit une hausse de 4,9% par rapport au premier semestre, selon un rapport de la Banque centrale égyptienne présenté cette semaine. Mais en dépit de cette hausse devenue quasi-permanente de la dette extérieure égyptienne, la Banque centrale reste sereine. Elle maintient que le ratio de la dette extérieure sur le produit intérieur brut « toujours dans les limites de sécurité selon les normes internationales ». Certes ce ratio, actuellement à 36,1%, reste bien inférieur à celui d'un pays comme la Tunisie (70%) où la situation devient très inquiétante, il n'en demeure pas moins que la dette extérieure devra être surveillée de près. D'autant que cette dernière ne cesse d'augmenter ces dernières années.
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Malgré tout, l'Egypte s'attend à une meilleure dynamique économique qui porterait la croissance à 6 et 7% dans les prochaines années. Et le chef de l'Etat pourrait davantage être encouragé par le dernier rapport sur les projections de croissance à travers le monde de l'Université de Harvard. La célèbre université américaine classe l'Egypte au troisième rang des pays qui enregistreront la plus forte croissance économique au monde d'ici 2026.
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