Départ de la Monusco : le Conseil de sécurité courtise le pouvoir de Félix Tshisekedi en RDC

ONU RDC
Monusco/Michael Ali

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Monusco/Michael Ali
C'est une mission de terrain, menée par des experts mandatés par sept pays membres du Conseil de sécurité (CS) dont la présidence est assurée par la France. Dans la délégation, des représentants de l'Afrique du Sud, de la Belgique, de l'Allemagne, de la France, de la Pologne, l'Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États Unis.
Officiellement, ils débutent, depuis leur arrivée lundi 28 janvier, un «travail d'évaluation» consistant en une mission «d'évaluation des résolutions du Conseil de sécurité» conduite par la France, comme l'explique à l'AFP Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco).
Après la visite de prospection en décembre durant la période préélectorale, le groupe d'experts entend sans doute prendre contact avec les autorités nouvelles, notamment avec le président Félix Tshiskedi. Il n'est pas exclu aussi qu'avec les nouvelles autorités, l'ONU tente de faire tasser les différends, notamment sur la question du retrait progressif de la mission des Nations Unies pour la RDC.
La délégation technique du Conseil de Sécurité de l'ONU en visite de travail au village Bwegera dans la plaine de la Ruzizi, le 30 janvier 2019.
En septembre dernier, au plus fort d'une crise avec les instances onusiennes, Joseph Kabila avait demandé, depuis la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, le départ de la plus ancienne mission de la paix de l'ONU, implantée dans le pays depuis 1999.
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Tumultueuses, les relations entre la RDC sous le régime de Joseph Kabila et le Conseil de sécurité se sont crispées ces dernières années, à mesure que sur le plan socio-politique avec des résolutions sur le processus démocratique ou la gestion de la crise sécuritaire dans le pays. Outre la question des droits de l'Homme, une crise avait opposé Kinshasa à plusieurs instances onusiennes. Résultat, la communauté internationale a été écartée du financement et de la supervision des élections générales du 30 décembre 2018.
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Avant même l'arrivée des experts, l'Algérienne Leïla Zerrougui, représentante du Secrétaire général de l'ONU à Kinshasa, avait balisé le terrain. Sur un ton moins offensif, sa première conférence de presse de l'année a escamoté les questions de droits de l'Homme et les critiques sur le processus électoral. Une façon de calmer le jeu dans laquelle les experts devraient s'inscrire. C'est peut-être la base d'une relation à renouveler entre l'ONU et la RDC.
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