Guinée Bissau : accusés de tentative de subversion, le président du parlement et le président de la majorité visés par un mandat d'arrêt
La Tribune Afrique

Le mandat du président bissau-guinéen José Mario Vaz a expiré le 23 juin dernier.
Reuters
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Le mandat du président bissau-guinéen José Mario Vaz a expiré le 23 juin dernier.
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La crise politique en Guinée Bissau semble encore loin de son épilogue et l'actualité risque de la compliquer davantage. Cette semaine, le procureur général de la Guinée Bissau a ordonné l'arrestation du président de l'Assemblée nationale, Cipriano Cassama.
Celui-ci avait été désigné par la majorité parlementaire pour assumer l'intérim du président de la République, José Mario Vaz dont le mandat a expiré le 23 juin dernier. Sauf que cette procédure ne serait pas autorisée par la loi. Cassama est alors poursuivi par la justice pour «tentative de subversion de l'ordre démocratique constitutionnellement instauré». Une accusation que le président du parlement partage toutefois avec un de ses proches, le chef de la majorité à l'Assemblée nationale, Califa Seidi.
En effet, le procureur général a également ordonné la mise aux arrêts du chef du groupe des députés du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Formation historique à l'origine de l'indépendance de cette ex-colonie portugaise, le PAIGC avait remporté les législatives du 10 mars raflant avec ses trois formations alliées, une majorité de 54 sièges sur 102 à l'Assemblée nationale, laquelle lui permet de garder le contrôle.
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Le bureau du procureur tient les deux hommes pour responsables de l'initiative du vote de cette résolution à l'origine de la tentative de subversion. Alors qu'ils sont à Abuja au Nigeria dans le cadre d'un sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en partie consacré à la crise politique en Guinée-Bissau, Cipriano Cassama et Califa Seidi risquent bien de se voir arrêtés dès leur retour au pays.
Quant au président Vaz, il reste aux commandes continuant de «gérer les affaires courantes» du pays jusqu'au 24 novembre prochain, date de l'élection présidentielle prochaine.
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