En ballottage pour un prêt du FMI, la Zambie est déterminée à réduire son déficit budgétaire
Maimouna Dia

zambie
Reuters
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La Zambie très endettée prévoit de limiter son déficit budgétaire à 5,1% du PIB d'ici 2021, contre 7,8% en 2018, a déclaré le ministère des Finances du pays dans un communiqué du 6 septembre. Le deuxième producteur africain de cuivre s'attend à une inflation dans la fourchette de 6 à 8% et une croissance économique d'au moins 4% entre 2019 et 2021. Aussi, la Zambie espère augmenter ses recettes intérieures à 19% du PIB et accroître ses réserves internationales à plus de quatre mois de couverture de ces importations d'ici 2021, a indiqué le communiqué du ministère.
Les réformes économiques et budgétaires entreprises au cours des deux dernières années ont abouti à une stabilité macroéconomique relative, notamment un taux de change stable et une inflation à un chiffre.«Il est inévitable que la nation sauvegarde les résultats positifs enregistrés jusqu'à présent et qu'elle règne sur les dépenses et l'accumulation de la dette du gouvernement à moyen terme», a précisé le texte.
La dette extérieure de la Zambie s'est élevée à 9,37 milliards de dollars à la fin du mois de juin, contre 8,7 milliards de dollars en décembre, selon les données du ministère des Finances. Pour réduire la pression sur ses finances, la Zambie avait sollicité l'aide du FMI, qui tarde à lui être accordée sachant que le pays peine à suivre les directives d'austérité imposées par l'institution du Bretton woods.
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Les réticences du FMI à octroyer à la Zambie un prêt de 1,3 milliard de dollars ont créé une pression sur la monnaie locale, le kwacha, qui au cours du mois de mai a perdu 5,9% de sa valeur en deux semaines, atteignant son niveau le plus bas en 4 mois et entraînant la hausse de ses taux d'euro-obligations. Dans ce contexte tendu et entouré d'incertitudes, la volonté de Lusaka de faire passer son déficit budgétaire de 7,8% en 2018 à 5,1% en 2021 peut être mise à mal ; d'autant plus que l'économie zambienne très tributaire de la pluviométrie et des exportations de matières premières reste vulnérable face aux chocs endogènes et exogènes.
Maimouna Dia
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