Soudan : la CPI veut s'emparer du procès de l'ex-président Omar el-Béchir
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Mohamed Nureldin Abdallah
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La justice soudanaise ne pourra peut-être pas juger l'ex-président Omar el-Béchir. Ce mercredi, intervenant devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a plaidé afin qu'il soit traduit devant la justice internationale pour répondre de ses « crimes ».
Mais elle devra évidement faire face au refus de Khartoum qui campe sur ses positions. Alors qu'il est incarcéré depuis avril dernier, l'ancien président a pris connaissance dimanche dernier des accusations contre lui dont des faits de corruption et des meurtres.
Les autorités militaires actuellement au pouvoir ont indiqué qu'elles ne comptaient pas le transférer devant la CPI où il est poursuivi pour crime contre l'humanité et crimes de guerre pour le conflit au Darfour, qui a fait près de 300.000 morts selon l'ONU. « Notre position est inchangée » et « nous n'avons aucune obligation vis-à-vis de la Cour », a déclaré le représentant du Soudan à l'ONU, Elsadig Ali Ahmed. Le procès de l'ancien président « débutera la semaine prochaine et il n'y aura donc pas d'impunité », a-t-il ajouté plein de confiance.
Malgré le refus du Soudan, Fatou Bensouda continue d'y croire. Le Soudant a « la possibilité de s'éloigner de sa politique de non-coopération totale avec mon bureau et d'entreprendre [...] un nouvel engagement pour que justice soit faite aux victimes du Darfour », a-t-elle indiqué avant d'ajouter qu'elle est « prête à engager un dialogue avec les autorités soudanaises pour faire en sorte que les suspects du Darfour soient traduits devant une justice indépendante et impartiale, soit dans une salle d'audience à La Haye, soit au Soudan. Le maintien de l'impunité n'est pas une option. Les victimes du Darfour méritent d'être enfin entendues devant un tribunal ».
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En dehors de l'ancien homme fort de Khartoum, Bensouda voudrait aussi mettre la main sur deux suspects notamment, Abdel Raheem Hussein et Ahmad Harun, qui auraient aussi été selon elle arrêtés à Khartoum. Une démarche soutenue par plusieurs membres du Conseil de sécurité.
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