France-Afrique : « Je ne m’attends pas à des changements significatifs » (Christophe Bigot)
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Alors que la campagne pour la présidentielle en France bat son plein, en Afrique, l'on s'interroge sur les types de relations qu'entendent nouer les candidats avec le continent africain s'ils sont élus. A Dakar le débat est clos. Rien ne va changer de la relation spéciale, parfois qualifiée de néocoloniale, établie entre la France et ses anciennes colonies, en Afrique subsaharienne en particulier. Selon Christophe Bigo, l'ambassadeur de la république française au Sénégal, quelque soit l'issue de la présidentielle, la continuité de l'Etat sera toujours de mise.
Et le diplomate français d'insister qu'il ne s'attend pas à des « changements significatifs » dans la relation entre la France et l'Afrique. « Je ne pense pas qu'il y ait des variations très fortes dans les relations, même si les sensibilités peuvent être différentes », a ajouté Christophe Bigot.
Abordant les thèmes de compagne des candidats dans la course vers l'Elysée, Christophe Bigo estime n'avoir pas l'impression que les relations avec l'Afrique en général et le Sénégal en particulier, étaient un élément de débat dans la campagne électorale, alors que la fille de Jean Marie Le Pen qui rêve de devenir la première présidente de la République de France s'est rendue récemment au Mali pour rencontrer les éléments de l'opération Barkhane avant de s'envoler discrètement au Tchad pour s'entretenir avec Idriss Déby.
On doit d'ailleurs à Le Pen ce fameux slogan la « France aux français » qui devient « l'Afrique aux africains », le temps de sa visite en Afrique. Une visite qui frise l'opportunisme politique. Ce qui n'est pas l'avis de l'ambassadeur français en poste à Dakar pour qui, les relations entre la France et l'Afrique sont au-delà des considérations politiques et stratégiques. Pour appuyer ses propos, M. Bigot évoque l'expérience personnelle d'un des candidats à l'élection présidentielle.
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« Certains même, en l'occurrence Benoit Hamon, a fait ses études aux Maristes (à Dakar). Il a donc une connaissance plus précise, plus approfondie du Sénégal », a soutenu le diplomate avant de souligner la diversité des programmes des prétendants à l'Elysée.
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