Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du Nigeria ? : « Je ne cherche pas le pouvoir »

ngozi okonjo-iweala
Reuters

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Un CV en béton, des bilans ministériels qui font l'unanimité sur son sérieux et son expertise, un passage par la Banque mondiale marqué dans les annales de l'institution de Bretton Woods, une influence mondiale grâce à des fonctions stratégiques au sein d'entreprises et institutions internationales, sans parler de son charisme légendaire, Ngozi Okonjo-Iweala a tout pour prétendre à la présidence de la République au Nigeria.
Mais à 64 ans, l'ex-ministre des Finances qui a révolutionné la gestion de la chose publique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest -classé 148e sur 180 pays à travers le monde dans le baromètre de la corruption par Transparency- n'en veut pas plus.
Présente en guest star au WIA Summit à Marrakech vendredi 28 septembre -après avoir passé la nuit à l'aéroport pour avoir voyagé avec un passeport de l'Union africaine- la question lui a été directement posée on stage lors d'une interview menée par Hafsat Abiola, la présidente de WIA Initiative. Et sa réponse laisse clairement entendre que cette experte en stratégie économique et financière n'a -pour l'instant en tout cas- pas d'ambition présidentielle au Nigeria où les prochaines élections sont prévues pour février 2019 :
La question se pose donc, car depuis qu'elle a quitté le gouvernement, Ngozi Okonjo-Iweala devient une candidate évidente pour la présidence du Nigeria, aux yeux de nombreux de ses compatriotes. Lesquels n'hésitent pas à l'interpeller même sur les réseaux sociaux. Selon en outre des révélations faites en avril dernier par un proche d'Olesegun Obasanjo, l'ex-président de la République aurait conditionné en 2011 son soutien à la candidature de Muhammadu Buhari par l'enrôlement d'Okonjo-Iweala en tant que vice-présidente.
Son livre, Fighting Corruption is Dangerous [Lutter contre la corruption est dangereux] est sortie le 13 avril 2018. Elle y revient sur ses victoires, évoquant également les risques encourus en combattant ce fléau dans son pays, avec notamment le kidnapping de sa mère de 83 ans suite à sa décision -sur consentement du président de la République- de supprimer une subvention frauduleuse de 1,5 million de dollars au bénéfice d'une société importatrice. Une publication qui renforcerait sa légitimité en tant qu'éventuelle candidate à la présidence du Nigeria.
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Cependant, celle qui est devenue depuis juillet dernier la première personnalité africaine à siéger au conseil d'administration de Twitter -qui conseille le groupe financier mondial Lazard, qui préside le conseil d'administration de GAVI Alliance et copréside la Global Commission for the Economy and Climate- n'en a pas fini avec le secteur privé.