Martin Malvy veut-il devenir le premier président de la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ?

Gael Cérez

Gael Cérez
Martin Malvy serait-il tenté par un 4e mandat de président de région ? Interrogé sur ses intentions lors des vœux 2014, le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées avait annoncé qu'il donnerait une réponse après les élections européennes. Celles-ci sont passées depuis longtemps mais le président de Conseil régional le mieux élu de France en 2010 avec 67,77 % des votes au second tour, laisse encore planer le mystère sur ses intentions.
Selon Laurent Dubois, journaliste politique à France 3 Midi-Pyrénées, "Martin Malvy devrait annoncer sa décision le 7 janvier" lors de ses vœux aux personnalités de la région. Les élus socialistes du Conseil régional seront-ils mis au courant en avant-première ? Rien n'est moins sûr selon Gérard Poujade :
Selon l'élu socialiste, "il se peut que Martin Malvy n'ait pas encore pris sa décision ou qu'il annonce le 7 janvier. Après tout, il a jusqu'à la fin janvier pour le faire". Solferino a en effet fixé au 28 janvier la date limite de dépôt des candidatures pour les régionales de décembre.
"Je sais qu'il est tiraillé, estime pour sa part Gérard Onesta. A-t-il envie d'y aller ? Il a dû se poser la question et changer plusieurs fois d'avis." Selon le vice-président EE-LV du Conseil régional de Midi-Pyrénées, c'est un scrutin risqué qui attend le président socialiste : "Le contexte national est mauvais et le PS risque une bérézina. De plus, Martin Malvy peut capitaliser sur son expérience, mais il va devoir se présenter sur une nouvelle région qu'il ne connaît qu'à moitié."
Autre alternative, d'après l'élu écologiste, le président du Conseil régional pourrait passer la main et se voir confier par le gouvernement une grande mission "sur le climat par exemple".
Du côté des élus d'opposition, on n'a "pas d'information et pas d'opinion sur la question. Les socialistes eux-mêmes ne savent pas, remarque Élisabeth Pouchelon conseillère régionale UMP. Et, comme lors des successions, il y a des tensions entre les différents courants : ceux qui veulent que Malvy continue et ceux qui veulent qu'il arrête. Je pense pour ma part qu'il y a un besoin de renouvellement." La droite, quant à elle, compte laisser passer les élections départementales de mars avant de "trouver un leader capable de réunir les deux régions".
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Alors, candidatera, candidatera pas? À deux jours des vœux du président de région, la question reste sans réponse et personne ne prend le risque de faire des pronostics. Les bouches restent closes et le service de presse du Conseil régional répond "ne pas savoir ce que Martin Malvy va dire, ou non, durant les vœux aux personnalités de mercredi".
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Si les élus midi-pyrénéens restent dans l'attente de la décision de Martin Malvy, ce n'est pas le cas sur les bords de la Méditerranée. D'abord opposé à la fusion entre les deux régions, Damien Alary, le président de Languedoc-Roussillon, a déclaré qu'il serait candidat en décembre. Face à lui, un autre élu du conseil régional du Languedoc-Roussillon : Louis Aliot, le vice-président du Front National. Ce sont les deux seuls candidats déclarés pour le moment.
Gael Cérez