Afrique du Sud : le vice-président en grève de la faim pour soutenir les prisonniers palestiniens en Israël
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Pour dénoncer la politique d'occupation israélienne, les officiels d'Afrique du Sud n'hésitent plus à suivre le mouvement de contestation maintenu par les prisonniers palestiniens depuis le 17 avril dernier. Ce dimanche, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a en effet entamé une grève de la faim pro-palestinienne de 24 heures. Pour marquer sa solidarité avec les quelque 1 600 prisonniers palestiniens, en grève de la faim dans 200 prisons israéliennes contre leurs conditions de détention, le vice-président a décidé de ne prendre que de l'eau salée pendant un jour. Et il n'est pas seul dans son combat.
D'autres personnalités politiques observent également une grève de la faim pour soutenir les milliers de Palestiniens emprisonnés en Israël, selon l'Agence de presse Xinhua. Ramaphosa a été rejoint par le ministre des Communications Ayanda Dlodlo et le ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi.
En Afrique du Sud où les stigmates de l'apartheid sont encore visibles, ce geste de solidarité envers la Palestine n'a rien de surprenant. La politique israélienne est connue pour être d'abord un régime d'oppression à l'égard des Palestiniens. D'ailleurs, nombreux sont ceux qui préconisent une campagne non violente internationale de boycott, de désinvestissement, voire de sanctions contre Israël.
En 2013, les 75 000 juifs vivant en Afrique du Sud ont été appelés à quitter le pays. Aujourd'hui, même si les relations diplomatiques entre les deux pays se sont plus ou moins normalisées, les pro-palestiniens sud-africains mènent toujours le même combat, dans le cadre d'une campagne nommée «DignityStrikeSA» en solidarité avec les prisonniers palestiniens,
Récemment, le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a jugé que le modèle israélien d'arrestations arbitraires et de détention sans procès des Palestiniens «porte les caractéristiques de l'apartheid en Afrique du Sud ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Ces grèves de la faim interviennent pourtant dans le contexte d'une nouvelle dynamique diplomatique entre Israël et la Palestine. Le processus de paix israélo-palestinien, dans l'impasse depuis presque cinq ans en raison de la politique de colonisation israélienne qui a mis à néant tous les efforts de l'ancienne Administration Obama, montre ces derniers jours quelques signes d'espoir avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le président palestinien Mahmoud Abbas se dit prêt à rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sous le parrainage du nouveau président américain, annoncé dans les territoires palestiniens à la fin du mois courant.
Khadim Mbaye
En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?
A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel
« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »
Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique