Comment intégrer l'IA en entreprise ?
PUBLI-COMMUNIQUÉ d'Ociane-Matmut
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« L'intelligence artificielle est un outil d'aide à la prise de décision », rappelle, en préambule, Arnaud Cueille, enseignant à Kedge Business School et expert de l'IA depuis une vingtaine d'années. « Le temps de traitement pour un cerveau humain est dépassé. La volumétrie des données à ingurgiter est dépassée », explique-t-il. L'IA, derrière laquelle se cachent des mathématiques très avancées, permet ainsi d'accélérer le travail de l'humain.
Dans l'industrie, elle est notamment utilisée pour faire de la prédiction sur les chaines de production. L'idée ? Détecter un début de défaut, anticiper des pannes. « Mais la vraie révolution, c'est de passer d'une automatisation des tâches manuelles à des tâches intellectuelles », explique David Quantin, directeur du numérique et de l'innovation au sein du groupe Matmut. « C'est l'IA générative, qui travaille sur le langage, qui a amené la notoriété de l'IA », ajoute Cyril Michel, consultant au sein de la société Genial à Bordeaux. Mais si le grand public s'en est emparée très rapidement, selon une étude de Gartner, seules 12 % des entreprises ont mis en place une stratégie de transformation avec l'IA. Or « il ne faut pas avoir de complexes, il faut ouvrir l'IA dans les entreprises et être dans le peloton », insiste David Quantin.
À partir de là, par où commencer ? « Les premières applications qui vont amener de la valeur pour l'entreprise, paradoxalement, sont liées au lien humain », explique Cyril Michel. « Jusqu'à présent, le rapport à la machine était vu sous le filtre de la technologie. Aujourd'hui, le lien avec une IA bien paramétrée est parfois plus agréable, plus empathique. L'entreprise peut en profiter pour améliorer sa relation client et un certain nombre de processus métier. » Pour lui, l'IA générative permet à une entreprise de faire le saut très rapidement. En revanche, « il est important de réaliser un audit d'entreprise », tempère Arnaud Cueille.
« L'IA doit être utile, utilisable et utilisée », ajoute David Quantin. Et de citer, par exemple, la possibilité pour une IA de résumer les messages clés d'une réunion ou encore de faire la synthèse de textes externes, en particulier juridiques. L'entreprise doit donc faire des choix technologiques. Elle doit détecter les cas d'usage pour lesquels l'IA aura une valeur ajoutée. Est-ce qu'elle apporte réellement quelque chose à l'entreprise ? Est-ce d'ailleurs dans cette direction que l'entreprise veut aller ? « L'IA n'est surtout pas le sujet de la direction des services d'information, mais du comité de direction, des dirigeants. C'est le sujet de l'entreprise », explique David Quantin qui cite également, parmi les enjeux, la mise en mouvement de l'entreprise. « Demain, l'IA fera partie des processus de l'entreprise. Il faut s'assurer de ne laisser personne sur le côté. »
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David Quantin insiste enfin sur la nécessité de travailler sur l'éthique et la responsabilité. Il y a une législation européenne, l'IA Act, entré en vigueur en août dernier, qui classifie les IA en fonction des risques qu'elles présentent. À partir de là, il s'agit de mettre en place des garde-fous, de la supervision et de la garantie humaine. Quand une IA tourne, c'est donc vérifier que ce qu'elle produit correspond aux attentes. David Quantin aime à rappeler que « l'IA ne va pas prendre notre travail. Ce sont les gens qui savent utiliser l'IA qui prendront notre travail. » « Ce qui est intéressant dans ces nouveaux outils, c'est qu'ils nous renvoient aux fondamentaux. Le danger serait de ne pas être en mesure de juger la production de ces machines. La culture générale reste essentielle pour juger, critiquer et valider ce qui est produit », conclut Laure Casalini, directrice de la filière 3D, animation & Jeux vidéo de l'école Ynov.
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