Bricolage, outillage, un marché en pleine évolution

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(Crédits : DR)
Après une longue traversée du désert, sous l’impulsion de la reprise du marché immobilier, celui du bricolage a trouvé un nouvel élan depuis 2016. Déjà en 2014 et 2015 le secteur du bricolage affichait une progression respective de 0,8% et 0,6% et montrait les premiers signes de cette évolution. Les marges de progression restent toutefois limitées et, comme le précise le président de l’union nationale des industriels du bricolage, on peut considérer que le marché est arrivé à maturité.

Si la GSB continue à dominer le marché, les difficultés de certaines grosses enseignes soulignent la nécessité de se réinventer et s'adapter à un marché en pleine mutation. La clientèle change, les produits changent et leurs modes de distribution aussi. Pour mieux appréhender l'évolution de ce marché, regardons ensemble les principales pistes qui se dessinent.

Double révolution technologique

C'est une double révolution technologique qui a impulsé une transformation en profondeur du marché du bricolage. Il y a, d'une part, internet qui a démocratisé le bricolage en permettant le partage d'informations. Ainsi il est désormais possible à tout un chacun de se renseigner facilement et rapidement sur le matériel et qui plus est sur son utilisation. Avec des tutoriels, des vidéos et des conseils de professionnels, se lancer dans du bricolage avancé est aujourd'hui nettement plus accessible grâce à internet.

L'autre grande évolution technologique du secteur, c'est l'évolution de l'outillage lui-même avec l'émergence du matériel électrique motorisé. Selon les dernières études de Secimpac, cette nouvelle génération d'outils fait une percée sur le marché de l'outillage. Cette évolution est palpable aussi bien auprès des professionnels que des particuliers. Le développement de nouveaux outils connectés, comme de batteries et motorisations performantes, devraient conforter cette tendance au cours des prochaines années.

Une distribution classique qui se modernise

Du côté des habitudes de consommation, les magasins en dur continuent à tenir le haut du panier. Ils canalisent à eux-seuls 77% du CA du secteur, à travers un réseau très concentrés d'enseignes : Leroy Merlin en tête, suivi par Castorama, Brico Dépôt et quelques outsiders comme Mr Bricolage, Brico Leclerc, La Boite à outils, l'Entrepôt du bricolage, Brico Pro et Brico Pro Relais.

Dans le secteur du bricolage, le virage digital s'effectue en douceur, avec notamment le développement de nouvelles habitudes. Ainsi aujourd'hui une grande part de consommateurs se renseigne d'abord en ligne avant d'effectuer un achat en magasin physique une fois leur choix fait. Les grandes enseignes s'adaptent et mettent en place des stratégies variées pour convertir ces prospects du net en clients magasin. Le bricolage nécessite du conseil et la possibilité de toucher le matériel ou à défaut de le voir, c'est donc un secteur qui restera toujours attaché à des points de distribution physique.

Certaines enseignes commencent à tirer leur épingle du jeu en misant ainsi sur plusieurs canaux de distribution. En jouant la carte de la proximité et de la ruralité, Shopix, une enseigne d'outillage discount, est parvenue à réintroduire au cœur des campagnes un modèle original de distribution par Camion-Magasins. Plus de 3 400 communes sont aujourd'hui couvertes en moyenne tous les trois mois par les 20 camions du groupe qui sillonnent la France. Ce succès permet à l'entreprise de diversifier ses activités à travers un réseau de magasins et un site web marchand, fer de lance de la nouvelle stratégie multicanal du groupe.

Cette expérience réussie démontre que sur ce secteur du bricolage il faut être partout mais qu'il est préférable d'être commerçant avant d'être e-commerçant.

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Commentaires
a écrit le 17/04/2018 à 16:58 :
Disons qu'avec des retraités dont on vient d'amputer un peu le pouvoir d'achat il ne vaut mieux pas voir trop grand dans le domaine dorénavant, maintenant cela reste un secteur qui à la campagne en tout cas est un gros créateur d'emplois salariés.

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