En dotant le Grand Paris d’une façade maritime, HAROPA PORT accélère la relance économique verte de l’axe Seine

Premier territoire logistique européen, la région parisienne dépend encore pour moitié des grands ports du nord de l’Europe. Mais le développement de HAROPA PORT, l’établissement public unique né en juin dernier de la fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris, devrait rapidement changer la donne en accélérant la réindustrialisation de l’axe Seine et en regagnant des parts de marché.

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(Crédits : HAROPA PORT – E. Houri)

Depuis le 1er juin, le Grand Paris, dernière grande métropole à ne pas avoir son accès à la mer, a enfin son grand port. Le Grand port fluvio-maritime de l'axe Seine, né de la réunification des ports parisiens avec ceux du Havre et de Rouen, est déjà le 5e de l'Europe du Nord et génère aujourd'hui 7,3 milliards de richesse et 160 000 emplois associés. Le programme d'investissement engagé par l'État (1,45 milliard d'euros jusqu'en 2027) permettra de pérenniser la compétitivité et l'attractivité des offres tout en développant les infrastructures portuaires. « Aujourd'hui, on estime que près d'un million et demi de conteneurs à destination de la région parisienne viennent des ports du Nord, où ils sont déchargés et acheminés par camion, explique Stéphane Raison, directeur général de HAROPA PORT. Notre objectif est de changer ces habitudes logistiques prises depuis des années grâce à une offre plus vertueuse, plus fiable et moins chère. En proposant des solutions clés en main et des surfaces déjà aménagées, nous pourrons ainsi rebasculer le système logistique de la capitale vers l'Ouest et développer le report modal des trafics pour augmenter la résilience de nos territoires. »

Développer le transport maritime, fluvial et ferroviaire

Cette stratégie s'inscrit dans l'ambition nationale portée par le président de la République, qui a réaffirmé le 14 septembre dernier à l'occasion des Assises de l'économie de la Mer que « Le port ne peut avoir de développement que si on le repense dans toutes ses composantes et si on arrive à développer beaucoup plus vite le ferroviaire et le fluvial vers les industriels et les sites secondaires expliquait Emmanuel Macron. Refaire de la France une grande puissance maritime, c'est aussi être capable de remettre le grand large dans chacune de nos régions. » HAROPA PORT en est la parfaite illustration, en reliant les terres à la façade maritime, c'est un tout nouveau modèle de port qui a été dessiné, inspirant à plusieurs titres la création d'un ensemble similaire sur l'axe Rhône reliant Marseille à Lyon et même au-delà, à l'échelle européenne avec la fusion effective avant la fin de l'année des ports d'Anvers et Zeebruges.

Pour relever ce défi, HAROPA PORT développe des solutions innovantes adaptées au transport de marchandises depuis la mer jusqu'au premier bassin de vie français, mais aussi vers la Suisse et l'Italie. Les réponses apportées aux problématiques environnementales et les structures créées pour massifier les flux en évacuant rapidement les marchandises vers les réseaux ferré et fluvial séduisent déjà les marques comme les industriels : Ikea France a ainsi annoncé l'installation de son nouveau centre de distribution logistique à Limay-Porcheville, tandis que Goodman développe une plateforme multimodale unique en Europe sur le port de Gennevilliers.

Un port dédié aux transitions

Si HAROPA PORT s'impose déjà comme le moteur du développement économique de l'axe Seine, il devrait aussi accélérer la transition écologique de tout le pays. « Nous proposons des services unifiés à l'échelle de l'axe afin d'accélérer les transitions écologique et énergétique des territoires, explique Stéphane Raison. En contribuant à la réindustrialisation de la vallée de la Seine, nous pourrons consolider la robustesse économique de tout le pays. » Pour cela, le premier port de France développe des écosystèmes vertueux, où les entreprises peuvent s'approvisionner en énergies alternatives (bornes électriques, stations GNV), partager leurs ressources et leurs infrastructures, optimiser les flux de matières et d'énergie ou encore mettre en commun la valorisation de leurs déchets. Objectif affiché : devenir le premier pôle d'écologie industrielle français.

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Commentaire 1
à écrit le 26/10/2021 à 9:49
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