Le futur du travail : êtes-vous prêt ?

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(Crédits : Bpifrance)
‘L’étincelle’ n’est-ce pas ce que l’on recherche dans nos relations amoureuses ? Et bien c’est peut-être aussi ce que l’on cherche de nos jours dans les entreprises. « Spark the change » c’est l’événement de l’étincelle, ou comment déclencher l’étincelle dans nos entreprises pour créer le travail du futur. Cette manifestation internationale a eu lieu pour la première fois en France, à Paris, le 26 juin dernier.

Baromètre du mieux vivre ensemble

La journée « Spark the change » déborde d'idées, on y apprend les dernières techniques et les nouveaux anglicismes à la mode dont tout le business world parle : le design thinking, la gamification et l'empowerment des salariés. Mais on est aussi très heureux de voir que la société dans laquelle on évolue est plutôt en bonne voie. Par exemple, Anthony Goech Galvez, Directeur Communication et Affaires Publiques de l'OCDE nous présente l'indicateur du vivre mieux comme un contrepoids à l'hégémonie du PIB. L'Organisation de Coopération et de Développement Économiques nous demande « comment ça va ? » et cela fait du bien. Chez Mazars aussi on nous demande comment nous allons, via un sondage mensuel qui s'appelle le « FeelGoodMazars ». Nous sommes sondés ainsi à la question 7 : « Comment peux-tu qualifier l'esprit d'équipe avec tes collègues ? ». C'est une question qui compte. Parce que l'un des intervenants nous aura appris qu'un oui à la réponse « As-tu un bon copain au travail » a des conséquences positives sur les impressions d'un collaborateur. Les collaborateurs qui ont un ami au travail ont davantage le sentiment d'être rémunéré à leur juste valeur par exemple, une corrélation pas forcément évidente à première vue.

Comment concilier les nouveaux modèles employeur-employé tout en préservant les interactions sociales ?

Il a été beaucoup souligné pendant cette journée le besoin d'interactions de l'homme. Nous sommes construits pour avoir des relations sociales, voilà un postulat de base avec lequel il faut composer. Les bonnes relations avec les collègues sont la première des raisons qui peut nous faire rester dans une entreprise. Bien loin des clichés clivant des concepts de génération X, Y ou Z, il n'est justement pas question ici de générations.

Nous nous dirigeons tous vers une nouvelle ère dans laquelle nous allons pouvoir travailler de n'importe où grâce à l'Hyperloop et dans laquelle le traditionnel CDI unique sera révolu. Nous nous orientons donc vers de nouveaux modes de relations employeur / employé : fini l'employeur unique, bonjour les rémunérations alternatives !

On nous rappelle par ailleurs que 93% de la communication est portée par la communication non verbale. Comment concilier dès lors le fait que les gens travaillent dans des lieux différents pour différents employeurs, tout en gardant une bonne interaction sociale ?  Franck Le Tendre, managing director EMEA de Dropbox nous livre un de ses secrets en la matière avec le « Work with me document ». Vous n'aurez peut-être pas croisé votre collègue à la machine à café du 3ème étage pour déceler dans sa démarche une fatigue particulière mais vous aurez lu dans son guide pratique qui recense ses préférences de travail qu'avant 9h30 ce n'est même pas la peine d'envisager une réunion avec lui car il n'est pas du matin et ni les lundis soirs car il va à un entraînement intensif de cross-fit. Voilà une bonne idée à rapporter dans les entreprises !

Le jeu : botte secrète du management du changement

La gestion du changement est un véritable enjeu pour l'entreprise, mais Jurgen Appelo auteur de Management 3.0 Agility Scales nous questionne : est-on réellement réticent aux changements ? Les images et les logos pleuvent sur les diapositives présentées (smartphone, Spotify, Candycrush, Netflix, etc.). Interrogés par le conférencier, quelques irréductibles dans la salle semblent dire qu'ils n'y ont pas cédé, comme un signe de résistance, mais la réalité est que le changement est partout et l'a toujours été. Ce constat ne nous dédouane pas pour autant d'accompagner le changement, mais nous conduit aussi à apprendre des génies du changement. C'est ainsi que nous est présenté la gamification et le slogan vendeur : « Ne faites pas des nouveaux comportements une règle mais une habitude ».

Les e-mails : fléau des entreprises ?

Les e-mails, voilà une habitude qu'il faudrait changer. C'est ce qu'a voulu nous démontrer Olivier Picard, en charge des ventes grands comptes Southern EMEA de Slack. Chez Mazars on attaque ce sujet via la proposition de solutions pour fixer les limites de sa e-disponibilité. Le vendredi 23 mars a ainsi été une journée sans e-mail. Nous ne sommes pas les premiers à avoir expérimenté la journée sans e-mail, cela n'en n'est pas moins une riche idée. Des initiatives individuelles de collaborateurs sont aussi portées par la suite au sein de Mazars en France par la direction des ressources humaines, comme le développement d'un pop-up automatique sur Outlook permettant de différer l'envoi d'e-mails afin de préserver l'équilibre vie pro / vie perso de l'ensemble de son équipe.

En toute transparence

Enfin, ce qui nous aura été dit et qui transparaît de cette journée, c'est qu'il faut pouvoir concevoir un environnement bienveillant et sécurisé pour que les collaborateurs soient dans une position créatrice. Cela commence dès l'offre de poste selon Charles Chantala, Directeur des ventes chez Indeed. Il utilise l'exemple de Google qui y décrit très précisément le poste, bien-sûr, mais aussi le processus de recrutement, les critères d'évaluation et qu'est-ce que ne sera pas l'entretien, tout ça dans une recherche de transparence. L'idée est de mettre les candidats et futurs collaborateurs dans des conditions pour réussir. Si ce n'est pas déjà fait, il a été rappelé l'intérêt d'intégrer ses « opérationnels » dans le processus de recrutement ou tout simplement de faire visiter les locaux avant l'entretien.

Artisans de sa carrière

Mazars c'est un peu tout cela, c'est une culture d'entreprise unique, un groupe en croissance, empreint de bienveillance et dont l'« intrapreunariat » est une marque de fabrique. Aujourd'hui chez Mazars, on peut être auditrice financière mais aussi recruteuse, formatrice... et même parfois reporter. En tout cas on y est tous les artisans de nos carrières.

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