Orelsan : « Je pense tout le temps à me barrer au bout du monde »
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Orelsan a remporté 12 victoires de la musique.
LTD/Rémi Besse
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Orelsan a remporté 12 victoires de la musique.
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Avec son short de sport et ses baskets noires, il passerait presque pour un touriste. Mais la mèche blanche perdue dans ses cheveux bruns, devenue sa signature, le trahit. C’est bien lui Orelsan, Français aux 12 victoires de la musique, qui nous rejoint dans le hall du Novotel de Montréal, en tee-shirt manga. Dans son dernier album, Aurélien Cotentin, de son vrai nom, chantait ses envies de partir au bout du monde : c’est chose faite.
Nous sommes entre les gratte-ciel, dans un centre-ville tout en reflets de verre, avec six heures de décalage horaire dans la figure. Dépaysement : check. Le Normand, amateur du Japon, est venu accompagné de sa famille pour se produire au festival francophone des Francos de Montréal.
Depuis les années 2000, il faut dire qu’Orelsan a ébahi le public grâce à son flow, son timbre de voix, mais surtout ses textes personnels cyniques, dépressifs, énervés ou émouvants : logique, donc, qu’il lance sa tournée des festivals dans une province où le public le comprend. Vingt-quatre heures plus tard, au Centre Bell (temple de l’équipe de hockey sur glace locale), ses fans entonnent ses morceaux les plus célèbres comme Du propre, ou L’Odeur de l’essence, dans lequel il s’inquiète de la haine ambiante et de la montée des extrêmes ; ainsi que ses chansons plus anciennes et provoc.
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Prévisible : le punchlineur en profitera pour se moquer gentiment de leur accent. D’ici là, Orelsan s’installe sur un bout de canapé, près des ascenseurs, l’air détendu. Un « guy next door », souriant et distrait, qui scrute les allées et venues dans l’hôtel. Ses mollets en béton témoignent tout de même d’une préparation physique intense. On discute de ses activités de rappeur, scénariste, acteur, sportif, et de ses rêves. Il s’apprête à en exaucer un : au mois de décembre, il sera le premier rappeur à se produire… 15 fois à l’Accor Arena, soit devant 300.000 spectateurs.
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