Oklima : restaurer les puits de carbone pour lutter contre l’augmentation de + 4 °C
La Tribune Partenaire

Photo d'illustration
DR
PROPOSÉ PAR
La Tribune Now - Actualités et analyses
La Tribune Partenaire

Photo d'illustration
DR
Il est fini, le temps de la « compensation carbone », ce miroir aux alouettes qui sous-entendait jusqu'à peu qu'il suffisait de planter des arbres pour annuler ses émissions de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, plus personne ne peut prétendre qu'une tonne de carbone capturée autorise à émettre une tonne de CO₂ sans conséquence sur le climat. En revanche, alors que les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus alarmants et que la trajectoire actuelle du réchauffement nous mène vers une augmentation des températures de 3 degrés d'ici 2100 - ce qui équivaudrait à 4 degrés en moyenne pour la France métropolitaine - il n'a jamais été aussi urgent de tout mettre en œuvre pour éviter un effet d'emballement irréversible. Et pour avoir encore une chance d'atteindre la neutralité carbone mondiale d'ici 2050, les experts du GIEC sont formels : la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre doit se conjuguer avec des actions massives pour capter et stocker le carbone et ce sans mettre en péril la biodiversité. Et pour cela, la nature a des centaines de millions d'années d'expérience et une multitude de solutions qui stockent le CO₂ dans les sols et les océans grâce à la photosynthèse. « Autant il était illusoire de penser que la plantation d'arbres pouvait effacer notre empreinte carbone d'un coup de baguette magique, autant il est important de rappeler le potentiel de décarbonation des puits de carbone, explique Thomas Bladier, président d'Oklima, nouvelle filiale du groupe EDF spécialisée dans la contribution carbone de qualité. « Selon les travaux de l'Inrae et leur rapport "4 pour 1000", si l'on augmentait de 0,4% par an la matière organique contenue dans le sol, cela suffirait à résoudre la crise climatique tout en assurant notre sécurité alimentaire... »
Partant de ce constat, ce polytechnicien en charge de R&D au sein du groupe EDF a fondé il y a 18 mois Oklima, une filiale entièrement dédiée à la préservation et à la restauration de puits de carbone, afin de proposer aux entreprises des solutions sur-mesure pour augmenter leur impact climatique, sociétal et environnemental. Une démarche dans la logique du groupe, dont la raison d'être est de construire un avenir énergétique neutre en CO₂, conciliant préservation de la planète, bien-être et développement. L'énergéticien français, qui dispose d'un mix de production presque entièrement décarboné et propose des solutions d'efficacité énergétique, va ainsi plus loin en s'engageant sur le terrain de la contribution à la neutralité carbone mondiale. « La philosophie du Groupe pour accompagner la décarbonation de nos clients s'appuie sur celle du référentiel Net Zero Initiative de Carbone 4, poursuit Thomas Bladier. L'idée est d'agir sur les "trois piliers" : réduire les gaz à effet de serre émis directement, réduire les émissions générées par les produits, les services, les déchets ou le financement des projets, mais également aider les écosystèmes et les communautés les plus fragiles dans un esprit responsable et social. » Pour ces entreprises prêtes à agir en dehors de leur périmètre habituel, Oklima développe dans toute la France et à l'international des projets de contribution certifiés par des labels reconnus (Label bas carbone, Verified Carbon Standard, Gold Standard) répondant à un haut niveau d'exigence, de transparence et de durabilité. Les clients d'Oklima reçoivent des « crédits carbone » qui sont des preuves de la réalisation des projets, de leur impact et de leurs co-bénéfices sur la biodiversité et la société.
Entre les projets qu'elle développe, seul ou avec des partenaires, en France ou à l'international, la toute jeune filiale propose plus de 380 projets qui ont permis d'éviter l'émission de 300 000 tonnes équivalent CO₂ , soit autant que la consommation d'une ville de plus de 30 000 habitants comme Agen. Parmi les actions menées, on compte plusieurs centaines de projets agricoles et forestiers répartis dans 85 départements français. À chaque fois, l'équipe d'Oklima, composée entre autres d'écologues et d'agronomes, accompagne les exploitants dans la mise en place de solutions qui permettent de capturer et de stocker le carbone mais aussi de favoriser la biodiversité, d'améliorer la qualité des sols, de préserver le cycle de l'eau, de s'adapter au réchauffement ou encore de soutenir l'activité économique. Dans le Limousin, 6 forêts d'épicéas victimes d'attaques de scolytes dues aux épisodes de sécheresse ont ainsi été reboisées de douglas, pins Laricio, mélèzes d'Europe et autres feuillus. Plus résistantes au dérèglement climatique, elles permettront de stocker 750 tonnes de CO₂, tout en contribuant au développement local. À l'étranger, Oklima intervient - via son réseau de partenaires - dans 18 pays, avec comme tableau de bord les objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD). En Afrique subsaharienne, où l'on estime que 2000 personnes meurent chaque jour à cause de la mauvaise qualité de l'air des logements, notamment due à la cuisson au feu de bois, la distribution de fourneaux améliorés permet par exemple d'éviter l'émission de 430 000 tonnes par an, tout en améliorant l'espérance de vie et le quotidien des femmes et des enfants. Demain, Oklima devrait aussi mener de nombreux projets de plantations de haies, de restaurations de zones humides et de protection d'espaces marins. Avant d'étendre son champ d'action à la mobilité et au bâtiment, avec pour objectif affiché de devenir d'ici quelques années un acteur européen incontournable de la contribution carbone de qualité.
Deuxième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre derrière les transports, l'agriculture est aussi l'un des secteurs les plus menacés par la crise climatique. Mais elle représente aussi une formidable opportunité de stocker rapidement des quantités importantes de carbone, tout en restaurant la qualité des sols, en améliorant l'infiltration et le stockage de l'eau et en assurant l'alimentation des populations. En effet, les végétaux captent le CO₂ présent dans l'air, rejettent de l'oxygène (O₂) et piègent le carbone dans le sol par la décomposition de matière organique. En améliorant les pratiques agricoles, on peut ainsi amplifier ce phénomène et agir simultanément sur le climat et la pérennité des exploitations. À quelques kilomètres d'Amiens, Oklima a ainsi accompagné le lycée agricole du Paraclet dans le choix de cultures à forte production de biomasse pour augmenter la surface des couverts végétaux. La fertilisation azotée minérale a également été réduite grâce à des procédés simples qui ont permis d'améliorer la fertilité des sols, la qualité de l'eau et la biodiversité. En tout, ce sont 105 hectares qui vont permettre d'éviter chaque année l'équivalent de la consommation carbone de 60 Français. De plus, la mise en place de ces nouvelles pratiques permet de former la nouvelle génération à des pratiques agricoles plus durables.
La Tribune Partenaire
L’IA redéfinit le networking professionnel et fait évoluer les pratiques sur les salons
Entrepreneuriat : pourquoi le LYVE Festival est devenu un passage obligé à Lyon
Omar Harfouch et Charles Kushner, l’ambassadeur américain, réunis à Paris pour la paix
Quand KparK réinvente le confort avec sa nouvelle collection LuniK