Quel est le meilleur investissement en 2025 ? Actions, obligations, or, le grand comparatif des placements
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... flation ? Comment ajuster son choix en fonction de son profil d’investisseur et de ses objectifs patrimoniaux ? Bref, quel est le meilleur placement pour investir son argent ?
Pour éclairer le débat, nous avons analysé les performances annuelles moyennes de ces classes d'actifs sur différentes périodes , 1 an, 5 ans, 10 ans, 20 ans et 100 ans. Les chiffres, exprimés dans les principales devises (euros, dollars, yens, yuans), proviennent de sources de référence (Bloomberg, World Gold Council, FMI, OCDE, banques centrales). Voici les enseignements de ce comparatif sur les grandes zones économiques (France, États-Unis, Japon, Chine).
Sur la dernière année, l'or physique a offert un surcroît de rendement spectaculaire comparé aux actions et aux obligations. En 2024, le métal jaune a flambé de 25 % en dollars US et de +33 % en euros du fait de la baisse de l'euro par rapport au dollar. Pour un investisseur japonais, le lingot d'or a bondi de +40 % en yens, reflétant également la forte dépréciation du yen en 2024. En Chine, l'once d'or a aussi gagné près de +28 % en yuans.
Ces performances dorées dépassent de loin celles des grands indices boursiers sur la même période puisque l'indice S&P 500 américain a progressé de +25 % dividendes réinvestis après une année 2023 déjà exceptionnelle, mais le CAC 40 français a reculé de -2,5% sur l'année, pénalisé par les craintes liées au déficit public et aux tensions politiques. Le Nikkei 225 japonais a, lui, connu un excellent millésime avec +19% de hausse en 2024, atteignant un record historique, tandis que les actions chinoises ont rebondi en fin d'année avec le CSI 300 qui gagne environ +15% sur 2024 après plusieurs années moroses.
Du côté des obligations souveraines, la remontée des taux d'intérêt a limité les gains. Aux États-Unis, un indice agrégé de obligations n'affiche que +1%
sur l'année. En Europe, les taux d'intérêt ont fortement augmenté en 2024 avec le Bund allemand à 10 ans qui a atteint son plus haut niveau depuis 2007. Cette hausse des taux a mécaniquement fait baisser la valeur des obligations déjà en circulation, c'est-à-dire celles que les investisseurs avaient achetées auparavant, à des taux moins avantageux. Ainsi, même si ces investisseurs ont continué à percevoir leurs intérêts avec les fameux coupons, la valeur de revente de leurs obligations a diminué d'environ 2 à 3% sur l'année. Au Japon, la fin du taux zéro a occasionné une performance négative des obligations nippones sur 2024, le 10 ans japonais étant passé de 0,5% à % de rendement. Seules les obligations d'État chinoises tirent leur épingle du jeu avec une performance modeste mais positive, estimée autour de +3 % à +4% en yuan, grâce à des taux d'intérêt en légère baisse en 2024 dans un contexte de relance monétaire en Chine.
Sur 1 an c'est donc l'or qui a été le grand gagnant, dopé par son rôle de valeur refuge en période d'inflation et de tensions géopolitiques. Les actions ont offert des résultats contrastés selon les régions, excellents aux États-Unis et au Japon, médiocres en Europe, en reprise en Chine, tandis que les obligations ont globalement stagné, pâtissant de la hausse des taux, sauf en Chine.
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En élargissant le comparatif aux cinq dernières années, de fin 2019 à fin 2024, on constate que l'or et les actions américaines ont dégagé les meilleurs rendements moyens, là où les obligations ont souffert de la transition vers un régime de taux élevés. Sur 2019-2024, l'or physique affiche en effet un rendement annuel moyen impressionnant d'environ +11% en dollar, bénéficiant notamment de son envolée lors de la pandémie en 2020 et même +13% l'an en euro sur cette période, l'euro s'étant affaibli face au dollar.
En yen et en yuan, l'or a généré respectivement près de +19% et +12% de rendement annuel moyen sur 5 ans.
Côté actions, le bilan 5 ans met en lumière la suprématie du marché américain, puisque grâce à deux années fastes en 2020-2021, puis à la forte reprise post-crise, le S&P 500 réalise +14% de rendement annuel moyen sur 5 ans. À Paris, le CAC 40 accuse un net retard, malgré un rebond post-Covid, il ne dégage qu'environ +6 à +7% l'an en moyenne sur 5 ans. Le marché actions européen a été freiné par la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et des valorisations initiales plus faibles. Au Japon, le Nikkei 225 profite de réformes pro-marché et d'un yen faible pour gagner autour de +11% l'an sur cinq ans, dividendes compris. En revanche, la Chine déçoit puisque le CSI 300 n'affiche qu'environ +2% de performance annuelle moyenne en yuan sur 2019-2024, les marchés chinois ayant été plombés par le durcissement réglementaire de 2021 et les déboires du secteur immobilier, malgré le sursaut de fin 2024.
Du côté des obligations, la période de 5 ans a été particulièrement difficile pour les porteurs de titres à revenu fixe, surtout en Occident. Aux États-Unis, la Fed a abaissé les taux en 2020 puis fortement resserré en 2022-2023, provoquant une chute de la valeur des obligations existantes. Le résultat est un rendement moyen annuel négatif pour les emprunts d'État américains sur 5 ans, de l'ordre de -1 à -2 %/an en USD d'après les indices obligataires, un fait rare sur une telle durée. Même constat en Europe, partis de taux très bas fin 2019, les OAT françaises et Bunds allemands ont subi une lourde correction en 2022 lorsque l'inflation a atteint des sommets, si bien que le bilan 5 ans est négatif pour les obligations en euros avec -1 %/an également. Au Japon, les obligations d'État n'offrent quasi aucun rendement sur la période puisque les maigres coupons perçus ont été effacés par la légère baisse des cours quand les taux nippons sont passés de 0 à 1%. Seules les obligations chinoises présentent un profil plus favorable, avec un rendement moyen estimé autour de +2 %/an en yuan sur 5 ans, soutenues par des taux domestiques plus élevés au départ et une baisse graduelle des taux directeurs en Chine.
Sur 5 ans ce sont donc les actions américaines et l'or qui se détachent nettement en termes de performance, tandis que l'investisseur en actions européennes ou chinoises a obtenu des gains plus modestes. Les obligations, elles, ont traversé un quinquennat difficile marqué par la fin de l'argent facile, avec des rendements réels négatifs pour de nombreuses dettes souveraines occidentales, une situation inédite depuis des décennies.
En examinant la décennie écoulée (2014-2024), on retrouve des tendances similaires. L'or physique a vu sa valeur plus que doubler sur 10 ans,
ce qui correspond à un rendement annuel composé d'environ +8 % en USD. La progression de l'or s'élève même à près de +10% l'an sur dix ans en EUR, grâce à l'appréciation du métal et à la monnaie unique plus faible. En yen et en yuan, le métal précieux affiche également environ +10% de rendement annuel moyen sur la décennie. Cette solide performance de l'or reflète la recherche de protection contre l'inflation et les taux bas qui ont prévalu pendant une bonne partie de la période.
Les actions ont, elles aussi, bien performé sur 10 ans, surtout aux États-Unis. La bourse américaine a traversé les cycles avec vigueur, malgré le krach de 2020, le S&P 500 affiche sur 2014-2024 un rendement moyen annuel d'environ 13% en dollars avec les dividendes réinvestis, propulsé par la longue expansion économique post-2010 et le boom technologique des années 2020. Ainsi, $1000 investis sur l'indice élargi américain il y a dix ans vaudraient plus de $3400 aujourd'hui hors inflation. En Europe, le tableau est moins flamboyant puisque le CAC 40 dividendes réinvestis n'a offert qu'environ +6 à +7% de rendement annuel en euros sur dix ans. Certes positif, ce chiffre demeure en deçà de celui de Wall Street, pénalisé par une croissance économique plus atone en Europe et des valorisations initiales plus faibles. Au Japon, malgré la politique de soutien de la Banque du Japon, le gain annuel moyen du Nikkei 225 toujours dividendes inclus, avoisine seulement +8 à +9% en yen sur la décennie, une performance honorable, mais atténuée en partie par la baisse de la devise nippone. Du côté de la Chine, sur dix ans, les actions domestiques du CSI 300 offrent un modeste +3 à +4 % l'an en yuan, malgré une croissance économique réelle pourtant forte sur la période, trahissant les fréquents à-coups et crises de confiance qu'a connus le marché boursier chinois dans les années 2015-2023.
Les obligations souveraines sur 10 ans présentent des bilans contrastés. Un investisseur en obligations américaines a obtenu un petit +1 à +2% l'an en moyenne sur 2014-2024 en USD. La forte hausse des cours obligataires des années 2014-2020 ayant été en grande partie annulée par le krach obligataire de 2022, quand l'inflation est revenue. En Europe, le détenteur de Bunds Allemands ou d'OAT Français sur dix ans a tout juste préservé son capital en euros avec un rendement annuel proche de 0% sur 10 ans, la baisse continue des taux jusqu'en 2019 ayant été effacée par la correction récente. Les obligations japonaises offrent un rendement quasi nul sur 10 ans, ce qui n'étonne pas compte tenu des coupons proches de zéro pendant toute la décennie au Japon. Enfin, les obligations chinoises tirent leur épingle du jeu avec un rendement annuel moyen estimé autour de +5% en yuan sur dix ans, grâce à des taux plus élevés en Chine sur la période et une inflation relativement contenue.
Sur 10 ans ce sont donc les actions américaines qui demeurent la classe d'actifs la plus performante en nominal, surpassant de peu l'or et très largement les obligations. Toutefois, en Europe et au Japon, l'or a fait jeu égal, voire mieux, que les indices actions locaux sur la décennie écoulée. Les obligations, elles, ont offert des rendements faibles, inférieurs à l'inflation dans bien des cas, signant la fin des « 30 glorieuses des emprunts d'État (1980-2010) » et rappelant aux investisseurs obligataires les risques de pertes en capital en cas de remontée des taux.
En s'intéressant aux vingt dernières années (2004-2024), on couvre des cycles complets, du boom des années 2000 à la crise financière de 2008, puis de la reprise des années 2010, jusqu'à la récente flambée inflationniste. Sur cet horizon long, les actions ont, globalement, confirmé leur supériorité, mais l'or a également connu une revalorisation exceptionnelle.
Le prix de l'or a été multiplié par environ 6 depuis 2004 en dollars, passant d'environ 430 $/oz fin 2004 à plus de 2 600 $/oz fin 2024. Le rendement annuel moyen de l'or sur 20 ans avoisine +9,5% en USD et atteint même +11% l'an en EUR. En yen, la progression de l'or sur deux décennies ressort autour de +11%/an également, le yen s'étant nettement déprécié. En yuan chinois, devise qui s'est appréciée dans les années 2000 avant de se stabiliser, l'once d'or a rapporté environ +8,5% par an sur 20 ans. Ces niveaux traduisent la montée en puissance de l'or comme actif financier dans un monde de liquidités abondantes comme dans les années 2000 à 2010, puis de tensions géopolitiques des années 2020.
Face à cela, les actions américaines ont fait encore mieux, soutenues par la révolution technologique et les profits des géants du numérique. Le S&P 500 a ainsi généré sur 20 ans un rendement moyen proche de +10 % par an en dollars, en incluant les dividendes. Wall Street surperforme ainsi légèrement le métal jaune sur cette période longue. En Europe, en revanche, l'investisseur en actions a été moins bien servi avec le CAC 40 qui n'affiche qu'environ +5% de rendement annuel moyen en euros, toujours dividendes réinvestis, depuis 2004, soit une performance inférieure à celle de l'or sur la même période. Il faut dire que la bourse de Paris partait des niveaux très élevés de la bulle internet en 2000 et a subi le choc de 2008 puis la crise des dettes en 2011, ne retrouvant vraiment son plein potentiel que récemment. Au Japon, sur 20 ans, les actions ont rapporté autour de +7% l'an en yen, profitant des réformes pro-actionnaires des années 2010 avec le retour des entreprises japonaises à la rentabilité et de la politique monétaire ultra-accommodante. Mais là encore, l'or fait mieux que le Nikkei en devise locale sur 20 ans. En Chine, malgré une croissance économique à deux chiffres durant une grande partie de ces deux décennies, le marché boursier a été volatil et à l'arrivée, le CSI 300 n'enregistre qu'environ +7 %/an en yuan sur 20 ans, un score à peine égal à l'or et ses +8,5 %. L'indice chinois a été freiné par l'éclatement de bulles spéculatives en 2007 puis 2015 et par le fait qu'il partait d'un niveau déjà élevé en 2004.
Les obligations d'État, sur 20 ans, ont dans l'ensemble offert des rendements modérés. Aux États-Unis, un investisseur en Bons du Trésor a obtenu environ +4 % l'an en moyenne depuis 2004 en USD, un taux conforme à la rémunération des coupons sur la période, les gains des années de baisse de taux entre 2007 et 2012 ayant été réduits par les pertes de 2022. En Europe, la dette française ou allemande affiche un rendement voisin, autour de +4 %/an en EUR également sur 20 ans, malgré des épisodes heurtés avec la crise de 2011, les taux négatifs de 2016-2019, suivis de la correction de 2022. En Japon, les obligations ont rapporté très peu avec +1 %/an en JPY, la Banque du Japon ayant maintenu des taux quasi nuls pendant l'essentiel de la période. Les obligations chinoises, avec des taux plus élevés dans les années 2000, autour de 4-5 %, ont généré un rendement annuel moyen estimé à +5-6 % en CNY sur 20 ans qui est supérieur aux obligations occidentales, approchant même la performance des actions chinoises sur la période.
Verdict, sur 20 ans, ce sont les actions américaines qui dominent toujours le classement, mais l'or a connu un âge d'or sur les deux dernières décennies, surpassant les actions européennes et s'approchant des performances de Wall Street. L'investisseur diversifié constate qu'entre 2004 et 2024, un portefeuille orienté actions US et or aurait largement surperformé les obligations et même les actions hors USA. Cela souligne l'importance des choix géographiques et sectoriels puisqu'un pari tout sur le CAC 40 ou les emprunts d'État européens aurait rapporté bien moins qu'un pari sur l'or ou le Nasdaq sur cette période.
Dans le cadre de ce comparatif, il est important de noter que les rendements passés des différentes classes d'actifs, que ce soit l'or, les actions ou les obligations, ne sont en aucun cas un gage de performance future. En effet, en vertu de l'avertissement légal en vigueur en France, il convient de rappeler que les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Cela souligne l'importance de prendre en compte de nombreux facteurs économiques, géopolitiques et financiers lorsque l'on projette l'avenir de ces investissements. Les tendances observées jusqu'en 2024, année de clôture de notre analyse, ne doivent donc pas être considérées comme des certitudes concernant l'évolution des marchés dans les années à venir.
En 2025, l'or poursuit sa dynamique haussière amorcée en 2024, franchissant des seuils historiques. Après avoir dépassé les 3 000$ l'once en mars, le métal jaune atteignait un sommet inédit de 3 500,05 $ l'once dans la matinée du 22 avril. Parallèlement, en euros, le prix au gramme culminait à 96,30 €, soit 96 300 € le kilogramme, marquant un record absolu sur le marché européen. Cette ascension fulgurante reflète les inquiétudes croissantes quant à la stabilité économique mondiale, exacerbées par les tensions entre le président Donald Trump et la Réserve fédérale, ainsi que par la dépréciation du dollar américain. Dans ce contexte d'incertitude, l'or s'affirme plus que jamais comme une valeur refuge prisée des investisseurs.
Du côté des actions américaines, la situation est plus nuancée. Depuis le début de l'année 2025, les indices boursiers américains ont souffert de la réélection de Donald Trump, dont la politique économique a introduit de nouveaux risques, notamment en matière de tensions commerciales. Les indices Dow Jones et NASDAQ ont enregistré des baisses significatives, respectivement de 4 à 7%, en raison de l'incertitude politique et économique qui pèse sur le marché. Le NASDAQ, par exemple, a chuté de 6% depuis le début de l'année, principalement à cause de la dépréciation des actions technologiques et des prévisions de croissance révisées à la baisse. Le Dow Jones, quant à lui, a perdu environ 4%, sous l'effet d'une détérioration des secteurs industriels et des politiques protectionnistes. Ces tendances témoignent d'une volatilité accrue des actions en raison des facteurs macroéconomiques.
Cependant, les obligations américaines ont plutôt bien performé dans ce contexte difficile. Les rendements des Treasuries à 10 ans ont enregistré une légère hausse, passant de 2 à 4% en 2025 et sont devenus relativement plus attractifs pour les investisseurs en quête de sécurité face à la baisse des actions. Cette amélioration des rendements obligataires s'explique par une anticipation de taux d'intérêt élevés dans les mois à venir, la Réserve fédérale devant probablement maintenir sa politique monétaire stricte pour lutter contre l'inflation persistante. Contrairement aux actions, qui sont plus sensibles aux fluctuations politiques et économiques, les obligations bénéficient de conditions de taux plus favorables et continuent d'attirer les investisseurs cherchant des rendements stables.
Ainsi, l'évolution des actions et des obligations depuis le début de l'année 2025 met en évidence une divergence marquée entre ces deux classes d'actifs. Tandis que les actions souffrent de l'incertitude géopolitique et des tensions commerciales, les obligations, soutenues par des rendements plus élevés, offrent une alternative plus stable pour ceux qui cherchent à sécuriser leurs investissements dans un environnement de taux d'intérêt plus élevés. L'or, quant à lui, continue de briller comme une valeur refuge, consolidant sa position d'actif stratégique dans un marché incertain.
La tendance du cours de l'or en 2025 continue de refléter les préoccupations économiques mondiales, une demande accrue des banques centrales et des investisseurs à la recherche d'un actif refuge. Les obligations américaines, bien qu'attirantes par leurs rendements plus sûrs, n'ont pas l'attrait de l'or en période de forte volatilité économique. Les obligations sont en effet sensibles aux hausses de taux et aux politiques monétaires de la Réserve fédérale, tandis que l'or s'affiche comme un actif tangible à même de protéger contre des incertitudes économiques et une inflation persistante.
Cette dynamique haussière de l'or se fait plus prononcée en dollars US, mais elle prend également une nouvelle dimension lorsqu'on l'examine en euros. Le prix de l'or en euros a atteint des niveaux records, notamment avec la montée du prix du gramme à 96,30 €, marquant un sommet historique sur le marché européen. Cette montée des prix en euros se trouve accentuée par la baisse relative de l'euro par rapport au dollar, un phénomène qui amplifie la hausse du prix de l'or pour les investisseurs européens.
Les effets de change jouent donc un rôle crucial dans l'évolution du prix de l'or. Les fluctuations des devises impactent directement le rendement réel des investisseurs internationaux. Un euro plus faible face au dollar augmente non seulement le coût de l'or en Europe, mais renforce également son attractivité en tant que refuge face à la volatilité des devises. En conséquence, les investisseurs européens sont doublement affectés par la combinaison de la hausse de l'or en dollars et de la faiblesse de l'euro, ce qui renforce la tendance haussière du métal précieux.
En Europe, le CAC 40 a eu un démarrage mitigé en 2025, avec des performances stagnantes et une légère baisse de 2% en raison des incertitudes économiques liées aux élections nationales et à l'impact de la guerre en Ukraine. À l'international, la zone euro semble moins dynamique que les États-Unis, avec des entreprises européennes confrontées à des défis liés aux coûts de l'énergie et à des prix de matières premières toujours instables. En Chine, bien que la situation semble se stabiliser après plusieurs années de ralentissement, le CSI 300 a enregistré une légère baisse de 2%, les investisseurs restant préoccupés par la régulation gouvernementale et les tensions commerciales internationales.
Pour l'or, les perspectives restent positives, avec des analystes qui anticipent une poursuite de la hausse à court terme, JPMorgan anticipe même une montée à 3675$ l'once d'ici la fin de l'année, soutenue par la demande des banques centrales et des investisseurs.
À moyen terme, les analystes prévoient une volatilité accrue sur les marchés mondiaux. En 2026, 2027 et au-delà, les tensions géopolitiques au niveau des droits de douane ainsi que la guerre en Ukraine, mais aussi des problématiques économiques structurelles, telles que les dettes publiques massives en Europe et aux États-Unis, devraient continuer à affecter les rendements boursiers. Pour les actions européennes, la stagnation pourrait persister, tandis que les actions américaines pourraient mieux résister grâce à l'innovation technologique, en particulier dans les secteurs de la transition énergétique et de l'intelligence artificielle. Les obligations américaines pourraient voir une hausse des rendements, à mesure que la Réserve Fédérale pourrait augmenter ses taux pour lutter contre l'inflation, ce qui pourrait réduire l'attractivité des autres actifs à revenu fixe.
Cette hausse des rendements affecte principalement les nouvelles obligations émises sur le marché, car elles sont directement influencées par les taux d'intérêt fixés par la Réserve Fédérale. Lorsque les taux augmentent, les nouvelles émissions d'obligations offrent des rendements plus élevés, attirant ainsi les investisseurs. Cependant, cette hausse des rendements impacte également les obligations existantes, puisque lorsque les taux d'intérêt augmentent, le prix des obligations déjà en circulation baisse. Cela se produit parce que les investisseurs préfèrent acheter de nouvelles obligations offrant des rendements plus élevés, ce qui diminue la demande pour les obligations plus anciennes avec des rendements fixes plus bas. Par conséquent, les détenteurs d'obligations existantes peuvent voir la valeur de leurs investissements diminuer sur le marché secondaire, car le prix des obligations baisse pour compenser la différence de rendement. Cela rend les obligations moins attractives, surtout si les rendements des nouvelles émissions sont plus compétitifs.
À partir de 2028, les marchés chinois pourraient reprendre un rôle plus central avec la réouverture de certaines parties de l'économie, bien que la régulation gouvernementale continue de limiter les gains à long terme dans certains secteurs. Dans le même temps, l'or pourrait continuer d'être perçu comme une valeur refuge, si les rendements boursiers ne parviennent pas à retrouver leur trajectoire historique.
À l'horizon 2040, bien que toute prévision économique à cette échéance soit incertaine, plusieurs scénarios économiques peuvent être envisagés. Si l'IA, les drones et les robots deviennent omniprésents dans la production, la logistique, et même dans des services créatifs, cela pourrait redéfinir l'économie mondiale. L'impact sur les marchés de l'emploi serait considérable, avec une disparition des emplois répétitifs et une transformation des modèles économiques traditionnels. Les pays ayant intégré ces technologies en avance pourraient voir leurs économies se diversifier, tandis que d'autres risqueraient de se retrouver à la traîne.
Les marchés financiers eux-mêmes pourraient être impactés par l'automatisation de la gestion d'actifs, les robots-traders étant capables d'exécuter des décisions en fractions de seconde. Les conséquences économiques pourraient être profondes, car la transition vers cette économie technologique modifiera les relations de pouvoir économique à l'échelle mondiale.
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