Nadia Auclair réconcilie plastique et écologie

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Nadia Auclair, directrice générale de Carbiolice.
Nadia Auclair, directrice générale de Carbiolice. (Crédits : DR)
Chaque semaine La Tribune et son partenaire Bpifrance vous font découvrir une femme créatrice d'entreprise dans nos régions. Nadia Auclair dirige la startup Carbiolice spécialisée dans la biodégradation des plastiques d'origine végétale, les bioplastiques.

Polluant, dépendant des cours du pétrole, de la finitude de sa matière première et des législations sur la transition énergétique, le plastique pétrochimique est en passe d'être détrôné par les plastiques d'origine végétale. Potentiellement biodégradables et compostables, composés de ressources renouvelables telles que l'amidon de maïs, ils répondent aux nouvelles normes environnementales. Carbiolice s'est lancée sur ce marché. L'entreprise est née du rapprochement entre trois entités, l'une productrice de matière première biosourcée, la coopérative agricole Limagrain, l'autre, Carbios, jeune chercheuse en biodégradation plastique et Bpifrance. Alors qu'elle n'a guère plus d'un an d'existence, elle peut ainsi arguer d'une expérience de quinze ans dans l'activité bioplastique et de cinq années de recherche. Ce qui lui permet de se positionner très rapidement comme pionnière à l'échelle mondiale dans le domaine de l'utilisation d'enzyme pour la biodégradation des bioplastiques.

Le parcours de Nadia Auclair trace une ligne droite jusqu'à la direction générale de la startup. Après une formation scientifique autour des matériaux polymères, elle entre chez l'équipementier automobile français Valeo, « toujours autour du plastique. C'est mon fil conducteur », témoigne-t-elle. Elle intègre ensuite Limagrain, seule société française productrice de matière bioplastique. Nadia Auclair souhaite ainsi participer à la transformation d'une matière utile, pratique, peu onéreuse mais nuisible en une matière écologique. A la création de Carbiolice, elle en prend la direction du développement industriel pour très rapidement prendre la direction générale.

Bpifrance a permis à ces pionniers de se développer à l'échelle industrielle. Par le biais de ses fonds SPI, elle a pendant 5 ans subventionné le projet de recherche pour ensuite devenir actionnaire de la société Carbiolice. Un investissement bénéfique au développement de nouveaux brevets français en faveur de l'environnement.

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Commentaires
a écrit le 09/03/2018 à 2:46 :
Faire de limagran un champion associé a une start-up verte, c'est oublier un peu vite que c'est le Monsato français, avec un centre de recherche sur les ogm cachés en dépit des moratoires des risques de contamination par les essais français, que c'est la tete de gondole de l'agroindustrie français reine des pesticides qui polluent nos aliments et attaquent notre santé, et destructeur des terres par la monoculture chimique. Ajoutons y que les agroindustriels de cette pseudo coopérative, 4e semencier dans le monde, sont organisés en milice agricole pour attaquer les faucheurs volontaires qui sont les seuls remparts contre cette prolifération des OGM. Et je ne parle pas de leur implication dans les attaques juridiques et de leur lobbying contre les associations qui tentent de préserver la biodiversité en diffusant des semences anciennes, semences qui ne peuvent pas etre utilisés par les producteurs bio sauf a se mettre en risque juridique. Bref, de vilains monseurs et une opération de green washing.
a écrit le 07/03/2018 à 10:49 :
Plastiques d'origine 100% végétal ?

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